Sunday, April 15, 2012

Triathlon Château Médoc (VF)

Mi avril, on part en vacance avec une escale obligatoire : rejoindre le triathlon organisé par Benjamin Sanson.

Après les Frances Natation (Masters) mi mars, le focus a basculé sur le vélo & la course à pieds, avec pas mal d’intensité selon les recommandations de Paul.
Un peu inquiet pour la natation (difficilement nagé 1 fois par semaine depuis un mois), pas vraiment costaud en vélo, heureusement que j’ai l’impression d’avoir retrouvé mes jambes de course à pieds.
Objectif, faire au moins 2’15, voire moins de 2’10 si tout va bien. Et surtout, j’aimerai casser les 40 mn en càp.

Après le duathlon de Sullivan (qui s’est bien passé), c’est à mon tour de me préparer. Le temps se couvre, on risque de se prendre une belle saucée.
Arrivée au parc à vélo, et voilà la nouveauté de l’année, pas le droit d’amener de sac à l’intérieur du parc. Au moins, s’il pleut, on aura TOUS nos chaussures rincées !
Bref, dépoilage en vrac, j’enfile la combi en vitesse, sous quelques gouttes. Et je tente de rassembler toutes les affaires avec le vélo. Et bien sûr, on ne saurait pas en France, si tout le monde ne pouvait s’empêcher de pourrir les pauvres arbitres qui ne font qu’appliquer un règlement pas très fûté…

On s’installe, j’arrive un peu à la bourre à cause de l’enfilage de combi et du coup, le premier parc à vélo (travée entre les vignes) est plein. Je m’installe dans la seconde travée et décide de mettre le vélo (il n’y a pas de N°) aussi loin que possible de la natation, aussi proche que possible de la sortie du parc.
Je mets le matos en place et cache les chaussures de càp sous un tapis pour les protéger des gouttes.
Ensuite, en route vers le départ.

Je mets les orteils ds l’eau pour « voir » les dégâts… J’ai pris le bonnet néoprène pour me protéger de la barre de froid au cerveau…
(Après la course, Benjamin nous avoue qu’il y a eu d’énormes grêlons hier. L’eau aurait perdu 3 degrés !)
Poupoule arrive, débrief de Ben, et BANG, c’est parti.

On a 2 tours à faire, avec une première bouée pas très loin, ça va bastonner.
Je me cale derrière Poupoule & le russe et quelques autres personnes.

Ca part vite et rapidement je prends les pieds des 2 pros. Je doute que je puisse les tenir et en effet, rapidement ils creusent un trou.
Et là, je sens que l’on me chatouille les pieds. Mais rapidement, on m’appuie dessus, on me coule les pieds… Alors attends, goutte à mes pieds : battements à donf.
Puis un autre bourrin vient se coller sur ma droite, il finit par me rentrer dedans. Le crétin, je reste en ligne vers la bouée, et finis par lui mettre des battements comme il les mérite.

Première bouée, encore un empafé qui tente de faire la corde, sachant que… je SUIS A LA CORDE. Bref, coup de latte et enfin grande ligne droite.
Je tente de calmer le jeu. Entre le sprint & le froid, j’ai la respiration un peu courte, pour le moins… Je respire en fait quasiment à chaque coup de bras !
Je laisse filer un 3eme bourrin (qui sait doubler sans mettre de coups). Puis je sens encore des chatouilles dans les pieds : attention ! Mais pas ce coup-ci. On ne me touchera plus les pieds à partir de ce point.
Je tente de poser la nage, et passer à 3 / 2 / 3 / 2 temps… Pas facile mais ça fait du bien. L’eau est froide au point je sens déjà l’absence de sensations sur l’avant bras / poignet / main. En particulier coté droit, bizarre.

Bouée, puis re bouée, ça roule toujours, en 4eme position. Ca n’a pas l’air bien loin derrière. Je retravaille la respiration. On longe maintenant la berge, en vue de l’australienne (sortie de l’eau, avant de replonger pour le second tour).

Bonne nouvelle, les bras ne sont pas chargés, je n’ai pas les abdos explosés non plus, c’est juste la respiration, quelque peu coupée par la fraicheur.

Sortie de l’eau, je prends appui avec la main pour me redresser – ho que c’est dur ! Je cours (ald de trottiner) derrière la barrière, j’entends Sullivan qui encourage (je n’arrive pas à les repérer parmi les spectateurs) et je replonge en faisant un plongeon digne d’un débutant (sans rentrer la tête, la peur du froid ?).

C’est reparti. J’ai regardé derrière, j’ai 20 m d’avance. Il faut que j’augmente cela.
Bouée, seul, ça passe beaucoup mieux en fait !

Longue ligne droite, je m’applique et me trouve à relancer, espérant – sait-on jamais – revenir sur le gars devant. Je pose tellement ma nage, que je ne regarde la bouée que les 10 mouvements. Ce qui m’amène parfois à dévier de la ligne droite…
Je tente de mouliner plus, cf. raccourcir la profondeur des mouvements. Mais avec le froid, je ne contrôle pas grand-chose. Je n’ai plus froid, ni le corps, ni la tête (la chaudière tourne plein pot), mais les avant-bras sont toujours aussi raides. On fait avec.

Bouée, relance, doublage du premier (enfin, le dernier) retardataire qui est encore, le pauvre, dans son premier tour, re-bouée, d’autres retardataires. Certains sont en brasse, mais il y a de l’espace le long de la berge.
Je mets de jambes pour re-activer la circulation et me préparer à filer dans le parc à vélo.

Sortie de l’eau tout aussi raide qu’au premier tour. Je regarde la montre, moins de 18mn – je doute qu’il y ait les 1500m…
Lunettes sur le front, j’enlève le haut de la combi en courant. A ma grande surprise, j’ai la patate pour courir. D’habitude, j’ai l’impression que le cœur va sortir de la poitrine et le gère molo. Mais pas aujourd’hui. En revanche, je ne sens pas, mais pas du tout les pieds. Je cours pieds nus dans la vigne pour rejoindre le Felt et n’ai aucune sensation sous les pieds.

J’arrive, je « pose » bonnets et lunettes (comprendre « jeter »), baisse la combi aux chevilles.
Pied droit : OK
Pied gauche (coté puce de chronométrage) : O…non… OK, plus dur
Je prends la ceinture avec le N° - j’ai la tête qui tourne complet. Ca va pas. Je me rapproche d’un piquet de vigne pour reprendre l’équilibre. Le caque, je le mets, en tentant de ne pas tourner de l’œil. J’oublie rien ? Je prends le vélo et je repars en courant encore vers la route. J’ai remarqué que je me suis fait doubler par un gars dans la transition. A travailler donc.

Et hop, enfin sur le bitume, enfin prêt à rouler.
Je monte sur le vélo un peu en vrac, laisse d’ailleurs le pied droit trainé sur la route. Je l’écorche complet, heureusement, ce n’est que l’ongle du gros orteil qui a été « affuté » : rien de grave.
Je pédale, et commence à enfiler les shoes. Ca rentre difficilement. Les gens encouragent, c’est sympa. Il y a quelques gouttes. J’aurais peut être dû mettre une veste longue ou un k-way. Vite, le chrono, j’ai oublié de le déclencher. Ca doit déjà faire une minute sur le vélo. Idem, j’allume & enfile le porte GPS (nouveauté pour cette course, merci Papa Noël).
Chaussures fermées, position aéro, c’est parti sur le petit plateau. C’est 2 aller-retour, 10 km contre le vent, demi-tour, 10 km avec. Le tout 2 fois donc.

Petit plateau, le temps de se mettre en température, malgré la grisaille et le léger vent de face. Passage en ville, dos d’âne un peu raides, les volontaires gèrent le peu de trafic, et c’est vers le bled suivant. Toujours 5eme à ce point. J’attends pour boire. Je n’ai que la gourde profilée (avec la paille, s’il vous plait) : juste ½ litre approx de boisson énergétique. Je me demande si je n’aurais pas dû prendre un gel…

Le revêtement de la route est bon, ou parfois un peu rugueux. C’est tout droit ou presque, avec à peine quelques faux plats. En anglais, on dit « pancake flat », ou plat comme une crêpe.

Un marquage au sol indique 5 km. A la montre, je suis à 7~8 mn. Si c’est correct, l’allure est bonne (40 km/h = 7 mn 30 au 5km). C’est là qu’un premier compagnon de jeu me passe.
Mal rasé, encore moins jeune que moi semble-t-il, il me passe. Je commente la température de l’eau. Il acquiesce et file.
Je reste dans ma course. On continue.

Quelques minutes plus tard, je me rends compte de 2 choses :
- je peux, et bascule enfin sur le grand plateau : j’ai retrouvé les jambes cyclistes
- mon compère ne m’a pas lâché, du tout. Il est juste devant.
Bien, très bien même. Du coup, j’ajuste pour rester à distance règlementaire (7m derrière sa roue). En fait, je rends compte qu’il mule (il bouge beaucoup sur son guidon) alors que je suis assez souple (j’abuse un peu).
Je constate aussi que même à cette distance, je ressens bien l’effet de draft. Je me retrouve à faire de la roue libre de temps en temps, pour ne pas revenir trop proche.

Il risque de gueuler si je reste là, mais tant que je reste à bonne distance, je suis réglo. On file ainsi pendant un moment. On passe dans la forêt, dans les champs. C’est toujours aussi peu vallonné… Les roues aéro font une belle musique.

Voilà un nouveau gars. Il passe. Je me tâte.
Allez, Paul a dit de faire de l’intensité, je m’y risque. Je descends un braquet, tourne les jambes plus vite, et double mon premier acolyte. Le gars devant emporte un gros braquet. Je reste au contact, toujours légal.
Je ne sais pas si l’autre a pris le train derrière. On verra cela au demi-tour, qui devrait arriver d’ici quelques minutes.

L’allure est soutenue, je fais attention de rester proche car on peut vite se faire décrocher. Ce n’est pas facile car il envoie fort le monsieur.

On arrive au rond-point de demi-tour, on le passe tout doucement. Et c’est reparti.
Je note que l’autre n’a pas pris le train. Je relance pour rester au contact. J’en bave, même à « l’abris ».

Finalement, avant le km 15 (autre marquage), je me suis fait distancer, et ai choisi de ne pas me battre pour rester dans sa roue. Dommage ? Peut-être, peut-être pas. Il reste encore 25km, et surtout 10km à pieds pendant lesquels j’ai une exigence pas facile, de faire moins de 4 mn/km. Alors gérons.
Le chrono semble indiquer que je suis toujours proche des 7mn30 / 5 mn, et donc proche des 40 km/h !!! Pour quelqu’un qui avait des doutes sur son vélo, c’est plutôt pas mal.
Il est vrai que le parcours est plat, et que maintenant, j’ai le vent dans le dos.

Les 5 derniers km de la boucle, le revêtement routièr est bon. Aussi, étant poussé un peu, les sensations sont excellentes. En plus, le soleil se dégage. Il fait chaud !
J’aurai presque dû mettre de l’écran !

Retour en ville, qui annonce la fin de la boucle. Les vignes, je vois les spectateurs, et le demi-tour. D’ailleurs, à chaque demi-tour, je croise Poupoule, qui reste bien au chaud, derrière le russe qui mène la course.
Nous y voilà, je vois les garçons. Le ½ tour se fait en plein milieu de la route, et elle est bien étroite ici. Bref, c’est un quasi arrêt. Ca encourage, merci, c’est sympa.
Et c’est reparti pour un tour.

Je regarde le chrono, 30mn et des brouettes. Je suis donc proche des 40 km/h !
Je commence à le sentir aussi. Et ça se voit, car je ne me fais pas doubler… La horde de cyclistes en chasse est importante, mais l’écart de rythme n’est pas si important que cela.

Je bois régulièrement. Je mouline et profite.
25 km, toujours sur le même rythme.
En revanche, je retombe sur le petit plateau sur le faux plat. Au premier tour, j’étais sur la plaque. Mais j’étais à l’abris, et surtout plus frais.
Bref, cela me montre bien que je gère raisonnablement. Il ne faut pas que je me brûle d’avantage, sans quoi c’est la course à pieds qui va devenir compliquée.

30km et le demi-tour (coucou Poupoule).
Ha… J’en ai un pas très loin derrière. Et mon premier copain de jeu n’est plus dans les parages.
Le chasseur finit par me passer à bonne allure : hors de question que je prenne sa roue. Vas-y mon gars !

35 km, ouf, le jus revient un peu. C’était dur de 25 à 30, mieux (merci le vent) de 30 à 35, et maintenant que l’on proche de la fin, avec le revêtement tout beau, ça revient.
Je mouline pour décharger un peu les jambes. Moins de 40mn, il falloir y aller un peu.

Demi-tour final, au pas encore. Je relance, détache les chaussures, les pieds sur les chaussures, juste à temps pour descendre, toujours un peu en vrac du vélo. Et c’est parti dans les vignes, avec le vélo. Top chrono.

Encore une fois, j’ai 0 sensation dans les pieds. Rien. Ils sont froids (pas de chaussettes) ou anesthésiés par le serrage des chaussures. Hop, je pose le vélo, attrape les chaussettes (d’habitude, sur un 10 km, je m’en passe. Mais je ne veux pas d’ampoule, alors je fais ma précieuse).

Je n’y arrive pas debout, je m’assois. Sullivan derrière me charrie. Je ne sais plus quoi, mais il sait me mettre du baume au cœur (le fils de son père). Guerlain encourage aussi. Je me fais doubler par un gars. C’est peut être ce que Sullivan me signalait.

Chaussures, argh, ok, gel, ok, lunettes & casquette, ok.
C’est parti et Chrono. 10 km en course à pieds. Sachant que je pense m’être plus donné que je ne l’avais planifié avant la course. Peu importe. Il faut gérer, et surtout positiver pour ne pas subir.

C’est bien engourdi tout cela ! Ravito : je prends 2 verres, c’est du Coca. Bon, ben, je bois du Coca alors…
Le gars du parc est 50 m devant. Je gère.
On court dans les vignes, dans les chemins. Le sol est dur, un peu de gravier. C’est bien indiqué (panneaux fluo régulièrement).

Je perds un peu sur mon prédécesseur. Je ne peux pas y faire grand-chose : c’est trop tôt, et je suis proche d’être déjà au taquet. Je vois même son prédécesseur, 100 plus loin encore.
Premier ravito, je prends un peu de gel, et y récupère de l’eau. Parfais. Le gars devant ne prend rien. Courageux… ou inconscient…
Ca fait 2 km approx. Ca va. Je gère encore.

La piste devient plus défoncée, avec des traces marquées de tracteurs, du sable, voire de la boue. Ce n’est pas grave (pareil pour tous), mais c’est plus dur.
Le gars s’éloigne tout doucement. Je me dis que c’est déjà bien si je reste 8eme. C’est ce que les garçons m’ont indiqué.
C’est pas bien de penser comme ça. Il faut que j’accroche.
Allez, je regarde le chrono, on doit proche de la mi-parcours. Déception ! 14mn seulement. Je viens juste de faire un tiers ! Petit coup au moral. Il faut que j’arrête de regarder.

Ravito : gel, puis eau, sans s’arrêter. C’était juste après une montée. Les jambes sont lourdes, surtout dans le gravier. On arrive à un Château (désolé, je n’ai pas relevé le nom). Et c’est reparti.

On arrive en forêt. Le chemin est meuble, très meuble par endroit. Allez, ça ira mieux quand j’aurai dépassé la moitié.
Le gars a filé, dans les bois, le parcours est sinueux et je le perds de vue.

Je me recentre sur la technique. Petites foulées, relâcher les épaules, et balancer les bras AV / AR, pas sur le coté. Et gérer les bosses, les flaques, les trous, les orties maintenant.

En sortant d’un virage, longue ligne droite, je revois mon prédécesseur. Il est accompagné : un gars devant craque. Yes ! On se calme, et on va le chercher.
Petit passage sur un pont en bois, re ligne droite. Il faut que j’aille le gratter. Qu’il est loin.

On sort des bois. J’y suis presque, je reviens sur lui sur la piste, en arrivant dans un autre château. Ca y est. Il se retourne juste quand je fais contact (pour moi, il est cuit). Je l’encourage et lui dit de mettre son N° devant, sinon il va se faire engueuler par les arbitres.
Ravito. Ils sont apparemment tous les 2 km approx. Gel, eau, je passe devant le gars. Cours du château, c’est du gravier – argh…
Sortie du château, un gars dit qq chose, oui oui… J’ai rien compris. Retour dans les vignes, et ça monte. Je sers les dents – je vais mettre une pile au gars qui suit.
J’attaque.
Ca gueule derrière. « Droite, à droite ».
Le crétin, je n’ai pas fait attention à la flèche et ai raté un virage. Demi-tour.
Je redescends et tourne en même temps que le gars que je viens de doubler. Bravo !
Piste, un peu sableuse, j’ouvre pour lui remettre un vent. Il ne faut pas qu’il pense qu’il puisse s’accrocher.

Retour dans les bois, je ne me retourne pas mais ne l’entends pas derrière. C’est bon signe.
Je croise un cycliste : 3km me dit-il. 3 km, ça fait 12mn si je suis au bon rythme. Impossible de savoir car il n’y a pas de marquage.

Sortie des bois, piste montante, avec soit gravier, soit sable. Je retrouve l’autre gars au loin. Allez, je monte plutôt bien d’habitude, et me dis qu’il doit être cuit (au moins autant que moi !).
Plus de contrôle, on lâche les chevaux. Bon, pour être franc, là, c’est plus un poney… âgé et fatigué à ce stade de la course.
Je reviens me semble-t-il (un peu). Il tourne et disparait au loin.
Je reste proche du rupteur. Combien reste-il ? Où est le ravito du 8km ? Et il est passé où le gars ?
Je tourne à mon tour. Il a disparu.
Ca y est, je le repère dans les vignes. Argh, il n’a rien perdu.
J’en peux plus.
La technique, oui, mais c’est dur avec les jambes TRES lourdes, l’impression d’être assis, et le terrain encore très meuble à cet endroit. Et le vent, le vent de face qui se lève.
Je repars dans l’autre sens (virage serré). J’en profite pour regarder, enfin, où sont les suivants. Loin, ils sont loin. Ouf.

Je relève la tête. Ca y est, je reconnais les lieux. On est de l’autre coté du point d’eau. Un virage et ce sera la dernière ligne droite.

Qu’il est loin ce virage. Il y a quelques spectateurs qui encouragent. Ca fait du bien, malgré le serrage de dents qui est obligatoire à ce point. Il faut accélérer, relancer, en remettre, se défoncer…

Virage, allez, à donf !
Je tente de nettoyer la barbe, généreusement décorée de bave et autre gel – ça doit beau à voir.
A bloc.
Je travers la route, il reste 100m.
Je vois les garçons qui crient, j’enlève casquette & lunettes pour le finish et tire la langue.
Finish…
Hooo, vite, le chrono. On dirait 2h00mn55. C’est possible ? Moins de 2hr1 ? Ce serait trop bien.
Vérification, oui, c’est bien ça.
Du coup, ça va beaucoup mieux. Et cette course à pied alors ? (les garçons viennent me féliciter : 7eme confirmé). Apparemment moins de 39mn. SUPER !

Ravito et étirements.

Ensuite, nous avons passé un peu de temps avec Benjamin et Stéphane (Poupoule). Ce dernier sera à Frankfurt…

Analyse des chronos & distances à venir.

Saturday, March 17, 2012

Masters Nationals - DAY 2



Après les 2 médailles, Mathieu ayant capturé le bronze sur 50 dos, nous avons célébré et pris une collation de récupération (une bière quoi).

Une petite nuit, et on attaque pour du court : 200 NL puis 100 dos l’après-midi.

By the end of Day 1, the SNV was 2 as Mathieu added bronze with the 50 backstroke. 2 medals, well, we can celebrate with a good beer… Or 2…
Rest and we’re off to Day 2: 200 freestyle in the morning (again) and 100 back in the afternoon.

200 free, hmm, try to get a medal like last year (2nd in 2’02), and why not the win even though there is a speedy guy, Florent entered in 1’59. I doubt that I can go faster than last year as I swam less & no speed work… But I’m ready to battle.
100 back. Lost it last year by 4 or 5/100th by messing up the last turn. “Just” want to win it this year. But I know Patrick will give a good fight to keep the title.

Objectifs
200 NL, pas facile à dire. Prendre une médaille comme l’an passé (2nd en 2’02), et pourquoi aller chercher l’or puisque Chalend (vainqueur l’an passé) est passé en catégorie supérieure. Mais il y a un Florent rapide : engagé sous les 2mn…
100 dos, là, on y va pour la gagne. Surtout que je me suis fais plumer par Patrick l’an passé de seulement 5 centièmes, suite à un mauvais virage. Comme Chalend me le rappelait à l’échauffement, « fais un bon 3eme virage ! ». Merci du conseil…

200 NL
Allez, on va tenter de prendre un aussi bon départ qu’hier, rester au contact, et relancer. La stratégie est simple.

The plan is simple : reproduce a good start like yesterday, keep in touch with the leader(s) and then push it… Simple.
And I start just right, up front. The lead isn’t as important, but it’s good. I settle into a good stroke, with right away strong kicking. Florent is right there. It looks like it’s gonna be a dual.
Le départ est bon, un peu d’avance, ce qui me permet de poser la nage, avec déjà pas mal de jambes… Ce n’est qu’un 200 ! Florent est sur le front & reprend l’écart rapide. Il semble que ce va être lui & moi…
50 m, je me colle à la ligne, proche de lui. Il faut que je reste au contact. Il vire bien, je n’arrive pas à le gratter dans les virages. 100m. Il faut y aller. Je relance après le virage. Je prends un peu d’avance, mais dès le virage suivant, Florent est de nouveau là.
After the 2nd turn, I stick to the lane line, trying to draft to remain in contact. Florent has efficient turns, I can’t gain on him.
100m, time to go.
I place my effort there as I assume he as more speed than I do. I gain a little. But by the next turn, Florent has made it back.

Fine, give some more! I reach 150 m, at 100% effort. Good turn, but I start feel the burn… Florent doesn’t, here he goes! Then my stroke starts to collapse and strangely enough it becomes very painful.
Stay focus, give it all.

Ok, je tente de remettre le couvert, mais aux 150m, la coupe est pleine. Malgré un bon virage, je sens les bras & les jambes se charger. Florent s’envole. Je n’arrive plus à bien nager et je ramasse, les bras & jambes crient, chargés de lactates… Je garde la tête, et tente de maintenir la nage, et de finir fort (2nd place à assurer).

Je touche, 2’01 et des brouettes. Florent a assuré : 1’59. Bravo !
2nd place et un meilleur chrono que l’an passé, pleinement satisfait.
I reach the wall (at last !), 2’01 while Florent broke 2 mn. Good job!
I take the silver, with a better time than last year. I’m happy with that.

Swim down, lunch, nap (sort of), and it’s 100 back…

Un peu de souple, déjeuner, sièste (ou presque) et c’est déjà le 100 dos.

Je décide de m’échauffer un peu plus longtemps que pour le 200 du matin, progressivement. Je me couvre, et monte en température…

I decide to warm up a little longer than for the 200 free. So I dress up warm, put the cap on the pressure cooker…

4 laps, that’s all. Go fast, and come back even faster.
Good start, I need a good start.
4 longueurs et ce sera terminé. Partir vite et revenir encore plus vite.
J’ai besoin d’un bon départ.

Le départ est correct, en revanche dans la coulée, je réalise que je n’ai pas fait beaucoup de coulées rapides… il ne faut pas que je dépasse les 15m (sinon c’est la disqualification). Je remonte donc un peu plus tôt que prévu. Je suis un poil devant me semble-t-il (en dos, on ne regarde pas directement, on se compare avec les éclaboussures, sauf aux virages où on peut mieux voir).

The start is ok, but I shorten the under water kick to avoid a DQ for emerging after the 15m. I haven’t done enough of those in training… I seem to emerge slightly ahead, hard to tell.
Good tempo, good turn and another good under water kick.
Patrick is there at the 50m mark. I turn, having all my legs available. It’s time to push. The kick is good and I increase the arm turn over.
Bonne cadence, bon virage and encore une bonne coulée.
Patrick ne lâche rien au 50m. Je vire, j’ai encore toutes mes jambes. C’est le moment d’y aller. La coulée est bonne, sans être trop longue. J’augmente la cadence de bras.

J’ai l’impression d’avoir pris l’avantage (pas vraiment en réalité). C’est le moment de faire un bon virage et bonne coulée. Coulée que je ne rallonge pas, car il faut relancer.

I feel like a made break (I didn’t in fact). It’s time to do a great turn / underwater kick. I don’t lengthen it as I need to keep the tempo up for the last 25m.

Arms, legs, I give it all. It’s all there, there is no muscle choking. The last 10 m are tough, but I won the race, I can “see” Patrick a little bit back.

Je jette tout dans le dernier 25m (moins la coulée). Ca répond bien, même si les 10 derniers mètres sont longs… La course est gagnée, je « vois » Patrick un peu en retrait.

Bonne arrivée, que dit le chrono ? (Ca hurle derrière la banderole SNV).
Moins de la minute ! Yes !

Good finish, good touch. Let me that clock now.
I broke the minute! Yes!
And the speaker announces that I broke the old guys National record (40-44 yr old)… That’s the cherry on the cake!
Actually, the real cherry on the cake were the splits. I even split it! 29’7 for the 1st 50m, 29’9 (yes, sub 30’) for the 2nd. That’s excellent racing for me.
Et l’annonceur parle d’un record de France. J’ai le sourire…
Comme ce n’était pas suffisant, la cerise sur le gateau, c’était le temps de passage. 29’7. Pas très rapide pour casser la minute. Et c’est donc un excellent 29’9 au 2nd 50m qui a fait le métier. Ca, pour moi, c’est une course bien nagée…
See lane 5, that's in between the yellow lines, closest to the camera.
http://www.facebook.com/video/video.php?v=403361373011446
Je suis à la 5, entre les 2 lignes jaunes, les plus proches de la caméra (d'Olivier: merci)

50 dos, au départ du relais.

Jamais su nager un 50, ça ne va commencer à la quarantaine…
Echauffement, habillé chaudement, tension du moment…

L’avantage des relais Maitres est que tu nages parfois contre des gars plus âgés… Bref, au départ du relais, c’est l’opportunité pour donner le relais avec une bonne avance.

4x50 medley mixed (2 girls / 2 guys), starting off in backstroke. No particular objective other than improve the time done in January: 28’99 and compare that with Patrick’s winning time yesterday (28’4).

Only 50, so gotta push the underwater kicking!
Start, dolphin kicking up to 13m approx, turn kickly, underwater kicking, sprint to the wall: 28’33

Seulement 2 longueurs, autant pousser les coulées au maximum légal...
Départ, coulée jusqu'à 13m approx, qq mouvements, virage, re-coulée de 12 à 13m et sprint d'arrivée.
28'33. Un excellent temps pour moi!

Masters Nationals - DAY 1


Arrivés la veille à Angers, nous avons profité du bassin et pris nos repères. Le gîte trouvé par Olivier est à 5 mn de la piscine et est idéal pour accueillir toute l'équipe.


Jeudi – Thursday
1500 Nage libre - Freestyle

Echauffement assez long car c'est le matin, c'est la première épreuve, et c'est du long. Le rasage aide à avoir de bonne sensation. Reste à faire le métier, avec une série dense : on sera 16 dans l'eau au lieu de 8 habituellement. Chacun son coté, on part avec 15à 20 sec d'intervalle. Et surtout, il y a Fred 2 lignes plus loin, à droite, et Olivier juste à ma gauche.

Mon objectif est chronométrique pour cette course, passer sous les 18 mn, soit faire moins d’1’12 par 100 m.
The objective is simple : go under 18mn or below 1’12 per 100 m.

I start off extremely well: I’m ½ body length ahead of everyone. Cool, I can cruise for a couple of 100s while they catch up. I keep good form, long push off the wall, and breath every 3. It’s perfect!

Après un surprenant départ (je m’étonne !), j’ai une ½ longueur d’avance sur mes compagnons de jeux. Parfait, je voulais justement partir tranquille, histoire de ne pas me griller d’entrer de jeux. 200 ou 300 plus loin, je suis à la hauteur des autres. J’ai pu poser ma nage : respiration 3 temps, bonne coulée après le virage…

Olivier arrive, prudent apparemment, il revient à mon niveau aux 400 m. Le gars à ma droite a pris une ½ longueur d’avance. Même pas inquiet.
On commence à relancer avec Olivier. C’est trop bon.

« Little » brother Olivier catches me by the 400m mark. The guy on my right took the lead, he has ½ body length on us. Patience…
We start getting serious now with Olivier.

Every lap, we keep the same tempo. 600 m, feeling good. Breathing 3/2/3/2… It’s still under control. 800m, same. Already half way, and I feel I still have a full tank (or close to it). Definitely NOT in the red zone yet. We even caught up with the leader on my right (actually, they are other guys ahead of us, including Fred, but I don’t see them).

Longueur après longueur, on garde la même allure, on nage ensemble. Aux 600m, tout va bien, je contrôle encore la respiration. 800m, pareil. On a passé la mi-course, et les piles sont encore bien chargées. En tout cas, je ne suis pas au charbon, loin de m’être brulé… Et nous sommes revenus sur le leader à ma droite (en fait, il y en a d’autres qui sont loin devant, mais je ne les vois pas).

Je regarde les panneaux que les juges arbitrent actualisent : ils indiquent le nombre de longueurs restantes. J’arrive encore à faire le calcul…27 longueurs, je viens de passer le 800. Vers le 1000, il me semble que je prends un peu à Olivier aux virages. Je temporise. Il faut qu’il relance. J’en ai encore sous le pied.

I check for the lap count, getting confuse time to time. But I can still manage to calculate… 800m, 1000m, now it seems that I’m gaining on Olivier at the turns. I wait. He has to open the throttle, less than 1/3 to go. And I have plenty of energy left.

1100m, Olivier seems stuck in his tempo. Ok, I’m off. I don’t use much kicking now, but press on. I quickly move on. I don’t see anyone else, I just do my race. 1200m, same thing, pushing a little more. Breathing every 2 strokes now.

1100m, Olivier semble coincer, je relance et fais ma course. Sans mettre les jambes, j’augmente l’intentisé progressive. Ca répond bien. Je ne sais pas où en sont les autres : je fais ma course. 1200m, même intensité, voire un peu plus. Je passe à 2 temps, j’approche du rouge.

Moins de 300m. Je sors les jambs! Je me sens bien, très bien. 200m, je fais l’effort de bien pousser loin aux coulées, garder une nage correcte. (Je passe Fred sans le voir). Plus que 100 : on sort le turbo. Je mets les gros battements! Je respire un peu en vrac, tous les temps parfois. Je ne sais où en sont les autres, je fais ma course : A FOND !

Less than 300 m to go. Small kick, I feel great. Let’s move. 200m to go, good push off the wall, keep in line, keep moving. (I passed Fred, he saw me, I didn’t).

100m to go: ALL OUT. Big kick, breathing sometimes every stroke, I try to keep good form. I don’t see anyone. Just all out now.
I touch the wall. The SNV team is cheering. I try to understand what’s the time (2 electronic boards as we had two starts).
17’34 it looks like! Whow!
1st? 1st!! Noway!
…
Second guy is also in 17’34… oops, he is only 5/100th of a second behind. I got lucky!!

Je touche le mur. La dream team de la SNV fait du bruit… Je tente de savoir quel est le temps: 2 tableaux d’affichage pour les 2 séries / departs.
Apparemment un surprenant 17’34 ! Super !
1er ? 1er !! Incroyable.
…
Heu, il semble que le second a également fait 17’34… Seulement 5/100 de second de plus. J’ai eu un bol pas possible.

Olivier fait son meilleur chrono, en 17’51. Il aurait dû être devant moi, il faudra voir ce qu’il s’est passé. Et Fred réalise également un excellent chrono en 17’39, malheureusement, au pied du podium.


Done for the day. I use a down time to go for an easy job, to sweat it off. 3 more days of racing...
Terminé pour aujourd'hui (pas de relais). J'en profite pour aller faire un petit footing, histoire de récupérer de l'effort. Il reste 3 jours de courses, intenses...

Sunday, March 4, 2012

Bilan Pré Masters


Petite comparaison vs. l'an passé:

Depuis le début de l'année, + 5% en heures d'entrainement, tout sport confondu.
  C'est mieux!
En revanche, c'est 1/3 moins en natation
  C'est moins bien!

En tout cas, ce va être une fête, et on y va pour ça avec Olivier.

Et pour les news, ce sera là:
http://www.liveffn.com/cgi-bin/live_contenaire.php?competition=3337&langue=fra

 

Winter training

After the snow, the cold... -4°C or so: much warmer than the -14°C earlier that week
Heureusement, il faisait moins froid ce matin.

Yet another day with a hug as I walk in through the door.
Pas d'amour! Même pas un calin en rentrant ce matin.

Course à pieds le lendemain...
A little runnin' the following day

Running while it's snowing is quite awesome.
Même l'accumulation de neige n'enlève pas le fun de courir sous la neige.

Star Wars burgers

Burger night @ the house

Quick, a French burger franchise, has a theme for Star Wars

Darth & Jedi for the moment. Vador burger is yet to come.

The American side kicking in

Massacre

Interclubs Master § Championnats de France

Des interclubs Masters sans déguisement ne sont pas des interclubs...

Superman est à la mode cette année

Les interclubs, c'est aussi social... on se retrouve

Olivier, en plein répétition pour les Frances

Fred, majestueux, même quelques années après!

Lionel, tout autant impressionnant. Nager pendant des années, ça aide encore.

No comments