Sunday, May 27, 2012

Vendome 2012

3eme tentative sur ce parcours, les 2 premières n’ont été mémorables du point de vue performance :
  2009 – trop peu entrainé, en général, au retour du Japon
  2011 – à la reprise de l’entrainement (blessure genou).

Je suis néanmoins « connu » puisque je sors devant ou dans le groupe de tête à chaque fois. Entre la barbe & le maillot du club, je suis aisément repérable par le speaker (j’allais jeter l’éponge à la fin du 1er tour de course à pieds l’an passé, quand ce fameux speaker a fait tout un foin en me voyant arriver… impossible d’abandonner ds ces conditions).

Bref, cette année, la donne est tout autre. L’entrainement est solide. Le repos, qq jours, suffisant pour avoir un peu de jus et donner l’envie d’en découdre.
Seul souci, c’est la consigne de course de Paul. Il me demande de forcer plus que d’habitude en vélo, « et voir ce qu’il se passe en course à pieds ». En général, ce n’est pas joli joli quand on gère mal l’effort.
Les consignes sont les consignes, je vais donc les appliquer à la lettre.

On part à la fraiche, avec Pierre & Valentin, du club, en DACIA Lodgy (product placement…). Les trois vélos rentrent sans problème et en l’espace d’une bonne conversation on arrive sur place.
Alors qu’il fait beau et chaud en région parisienne, on a eu de belles averses sur la route, et la température est bien plus fraiche au bord du plan d’eau.

On retrouve d’autres copains du club, ainsi que de Versailles ou Bouygues… Marc (compagnon de notre future aventure à Frankfurt) est aussi de la fête, un solide client. Ludovic, du boulot aussi. Et Fred, de la SNV (product placement encore), avec qui je dois nager, afin que l’on prenne des relais.

On récupère les dossards, pas de bol, un bug fait que je me retrouve avec les non licenciés ds le parc à vélo. Rien de grave, juste que je ne suis pas avec les copains du club (CAO St Cyr, rappel).
On sort les vélos, préparent les dossards, les pneus, chaussures, et autres préparatifs.
Petite frayeur, je retrouve la roue AR à plat après tous les préparatifs. Vérification faite, juste un problème de valve.
Le temps se couvre au point que je prends une petite saucée quand je pars faire un petit roulage d’échauffement.

Allez, c’est déjà l’heure d’enfiler la combi et rejoindre le brief.
Je retrouve Fred à qui je décris le parcours natation. Je prends le premier relais (600m approx), il prendra la suite. Mais le repère (bateau) pour tourner semble bien proche… On n’a pas l’impression que le compte y est.
Fred ne fera que la natation car il s’est foulé la cheville il y a quelques jours. Dommage.

Bref, on s’échauffe à sec, sous la pluie maintenant, puis on peut avancer vers la ligne de départ, en passant à l’eau, de quoi échauffer les bras.
On se place au milieu, je prépare le chrono.

Bang, c’est parti ! Pas le temps de réfléchir, je déclenche le chrono (pour constater que le GPS n’est pas connecté – normal, pas en natation). Je plonge, 2 mouvements, re-déclenche le chrono et on est parti.
Fred est à gauche, il reste un peu en retrait, il surveille. Je vois un bourrin à gauche (à la corde), et plusieurs autres à droite. J’esquive un gars qui ne sait pas où il va et décide de rester pour l’instant tout droit.
Rapidement, l’homme à la corde décroche. En revanche, coté droite, ça part très fort, et ils sont plusieurs. Il faut y aller.
Le temps de me mettre proche d’eux, je ne peux que constater que ça part trop vite pour moi. Ainsi que pour le 2nd gars, même dans les pieds, il se fait décrocher par le leader.

Je le rejoins (le 2nd), le dépasse : il est à la dérive, ou presque… Excès d’optimisme pour lui.
Le truc qui m’ennuie, outre le fait d’avoir raté le wagon, c’est que le leader reste hyper loin des bateaux qui délimitent, à gauche, le parcours. Lui nage à droite.
Comme il semble connaitre son sujet, je suis, à distance.

Maintenant que je suis en 2nd position, 15m derrière le leader, je pose la nage (il fait la navigation) et je vérifie si Fred est tjs dans les pieds. Non. Fred s’est fait décrocher, je ne sais pas depuis quand. Mince.
Alors que l’on arrive proche du second bateau, je comprends pourquoi le leader restait à droite, il y a un 3eme bateau, un peu plus loin : il vise juste. Et avec ce bateau, la distance sera respectée…

On passe au dessus d’une zone d’algues, il y en a moins que l’an passé. Je mets les mains moins profond car j’ai l’impression que cela me freine quand je les touche.
Parfois, un morceau d’algue vient s’accrocher sur les lunettes – la couronne de César…
Je note que progressivement je gagner du terrain sur le leader. Très bien, je m’efforce à mieux nager, poser la nage (attention à cette main gauche, qui barre en saucisse devant, attention à ne pas respirer trop tard à droite, et respirer à 3/2/3/2 pour être au bon effort).

On a atteint le bateau où nous amorçons le premier virage à gauche. Je suis à quelques mètres du leader, et il m’a vu. Est-ce qu’il va remettre la sauce.
Je ne pense pas, je pense qu’il s’est un peu cramé au départ.
Rapidement, je rentre, et me mets à l’abri dans ses pieds. On revire, direction la plage : on a fait ¼ du parcours.
Option 1, je reste au chaud, il fait le boulot, Option 2, je le passe en tentant de le déposer (faire le trou).
Comme la journée ne fait que commencer, je choisis l’option 1. Je me cache derrière lui, il navigue et je suis quasiment en rattrapé derrière (facile).

Au bout de quelques minutes, cela devient vraiment trop cool. Allez, je passe, quitte à faire plus d’effort, car je risque de ne pas profiter pleinement de l’avance en restant derrière. Il faut la maximiser cette avance, sans se mettre minable.
Au train, je passe, il le voit et se jette ds les pieds.
2 bateaux plus loin, on vire à gauche pour faire la sortie à l’australienne. Je vais tenter de le décrocher à ce moment là : je dois faire une bonne sortie, bon plongeon, et mettre les gaz au retour dans l’eau. Il est peut être plus « abimé » que je ne le pense.
Je mets donc un peu la pression pour rejoindre la plage, sors, cours (top chrono) et plonge.
Et c’est reparti pour un tour supplémentaire.
Bon rythme, tout va bien. Alors, est-ce qu’il a décroché ?
Inutile de se retourner, il finit par me toucher les pieds : il est encore au contact.

Je continue.
Au bateau suivant, je relève, passe en dos, et lui demande de passer. Il y va sans rechigner. Sympa.
Récup active…
Un peu plus loin, il me relaisse passer.
Et on revient vers le finish. Est-ce que ça vaut la peine d’aller jusqu’au bout ? (et sortir 1er de l’eau)… ou est-ce que je laisse passer ?
Je laisse passer. Et re-récupe active.

Nous voilà arrivés sur la plage, on se relève en même temps ou presque, je le remercie pour les relais et on file vers le parc à vélo.
Quelques encouragements bien appréciés et j’enlève le haut de la combi. Je ne perds pas de terrain sur le gars – j’en suis très satisfait.

NATATION : 39mn 29 pour un objectif à moins de 40 mn pour 3 km

Je m’assois pour enlever plus facilement le bas de la combi. C’est fait.
Le casque, la bouffe, le GPS, que j’a-llu-me, un peu long, la ceinture, heu ?... ok
Je prends le vélo et file.
L’autre m’a bien grillé dans la transition, il est déjà sur le vélo.

Et voilà, je monte sur la bête de course, qui me semble réagir différemment. Je me bats un peu pour enfiler une des chaussures, … c’est fait.
Le vélo est bizarre. Est-ce que ma roue AR serait encore dégonflée ? Je regarde, et ne voit rien. Est-ce que je m’arrête ? Non ! C’est bizarre, mais pas de problème.
J’attaque la cote. Au train. Regarde encore cette roue. Et décide que c’est certainement l’écart de pression entre les roues d’entrainement & celles de courses… J’ai mis quelques bars de plus.

La route est un peu mouillée mais il ne pleut plus. Il fait même beau et bon.
Les pulsations sont élevées. Je vais les surveiller pendant tout le parcours vélo.
D’abord pour les faire redescendre, afin de pouvoir boire & manger (un peu plus tard), et surtout, après, pour appliquer la consigne du coach : forcer plus que d’habitude en vélo.

Le leader s’envole, je n’ai pas d’espoir de l’accrocher.
Je dois faire ma course.

Je régule l’effort, toujours pour refaire descendre les pulsations. Le parcours est parfois couvert de gravillons, vigilance & précautions avant tout. Ce n’est pas le moment de tomber…
Rapidement, je prends le rythme, boisson, snack, je commence à poser le tempo pour rester au dessus de 130 puls. Et fort heureusement, c’est beaucoup moins dur qu’à l’entrainement !
1 à 1, les (vrais) rouleurs passent, en solo. Bien posés, vélo nickel, avec très peu de choses dessus (barres ou gourdes)…
La première réelle cote passe sans problème, voire facilement. Cela est bon et rassurant.
Le vent est de face pendant le gros de la première moitié de la boucle.

Je me fais rattraper par mon voisin de parking. Il avait annoncé la couleur, ancien cycliste, ancien nageur, et il a travaillé sa course à pieds sur la piste…. Car c’est, selon lui, son point faible (heureusement, il en a un !).
On échange quelques mots, et il s’envole. Rien à faire non plus, pas de tentative pour l’accrocher.

Je note néanmoins que pour un ancien cycliste, il tourne comme un amateur : il arrête de pédaler, se relève à la moindre courbe… C’est pas notre Alain ! J’arrive à rester au contact tant que ça tourne. Mais sur le plat, il envoie trop fort.

Encore un gars, mais cette fois, j’arrive à accrocher, en montant dans les tours (pulsations). Je reste à distance, légale. Je tiens 5 mn peut être, mais il prend ses distances, et s’envole…
Je vois alors un gars dans le fossé. C’était le leader (celui de la natation, puis du vélo). Il a apparemment crevé, et n’a rien pour réparer.

Je profite du ravito de mi-boucle pour m’arroser d’eau. Cela fait du bien, il fait bon maintenant…
La route est maintenant plus roulante, et surtout le vent est dans le dos…
La routine continue, c’est maintenant plus difficile de rester au dessus de 130 puls.

Je me fais passer par un gars, puis 2, puis 3, et 4. Un groupe.
Allez, c’est le moment de remettre la pression.
Comme ils m’ont passé relativement doucement, je dois pouvoir rester accroché.

Il y a 2 gars en blanc & bleu, 1 devant, 1 derrière, il y a un gars, le second du groupe avec un casque aéro Ironman, et le 3eme gars du groupe est en vert.
(Je ne le sais pas encore, mais c’est le début d’une longue histoire avec eux).
Je suis dans le rouge, je suis 5 à 10 puls au dessus de l’effort Ironman, et je ne suis qu’au premier tour… C’est Paul qui va être content.

Je ne regarde pas le compteur, mais je sais que ça roule.
A force de les regarder, je pense que le 4eme est HYPER facile, le vert un peu limite, et les 2 devant assez faciles puisqu’ils donnent l’allure. Bref, le maillot faible, c’est moi.
Je continue à manger et boire, dès que ça descend. Quand ça vire, ils font attention, ce qui me permet de calmer la machine un peu.

On revient vers le plan d’eau, on y sera dans une dizaine de minutes… Maintenant, je suis bien, mais je crains pour la cote, au début du 2nd tour, ainsi que le vent de face. Mais Paul a dit d’appuyer plus que d’habitude. Je vais donc tenter de rester au contact.

Au contact d’ailleurs, ce sont les arbitres qui le sont. On les voit régulièrement. Et tout se passe bien : pas d’avertissement, ni rien.
Le 4eme gars (blanc/bleu) saute, la faute à une crevaison. Il tente d’appeler son copain, qui n’entend pas. La route continue, à 4 maintenant.

½ tour devant le parc à vélo, Fred hurle, les petits de Ludo aussi.
C’est super, je suis bien calé, prêt à attaquer le second tour, ses montées et son vent.

Elle est assez longue cette première cote, régulière au début, elle se raidit sur la fin.
J’ai du mal à suivre dans la première portion, ils mettent les watts… Mais je suis agréablement surpris de voir que je reviens au contact dans le raidillon, sur la fin. Le vert, debout sur les pédales, avec son disque plein, n’a plus l’air aussi à l’aise. C’est bon pour le moral, le mien en tout cas !

Ca repart, bien face au vent. Je veille à bien m’alimenter et bien boire. On voit d’ailleurs sur la chaussée tout plein de choses, tombées des participants lors du premier tour : barres, gourdes, pompes, …

On descend en zone dangereuse, ça lève le pied. C’est bon pour moi, j’arrive à maitriser l’effort.
On attaque encore une belle montée, le blanc/bleu & le vert restent sur un gros braqué, le casque IM et moi montons plus facilement. Je profite d’être à la hauteur du blanc/bleu pour lui dire que son pote a crevé, il y a un bail maintenant. Pas le temps de tailler la bavette, tout le monde reprend ses positions sur le plat, et ça renvoie.

Je fais les efforts pour rester au contact. Beaucoup d’attention, de vigilance nécessaires : trop prêt et c’est le risque de pénalité, trop loin, et c’est le risque de se faire décrocher.

La barre commence à être dure à avaler. Je profite d’un ravito pour prendre un morceau de banane. Je n’ai pris que des barres sur le vélo. J’aurais au moins dû avoir 2 parfums différents, pour alterner… Mais je pense que je mangerai tout juste une barre sur les 2 tours. J’ai 2 gels qui m’attendent pour la course à pieds.

On passe la moitié de la boucle, la seconde. Cela signifie que je devrais arriver à rentrer au parc à vélo avec le groupe, puisque c’est plutôt descendant maintenant.
Je n’en reviens pas. Il y a eu des efforts pour rester au contact, mais ça ne brulait pas comme ces dernières semaines…
Il reste encore un bon morceau, toujours beaucoup d’attention…

Bientôt, notre meneur bloque sa chaîne dans une cote, on le passe. Je regarde s’il revient, les autres continuent… Ils filent, je suis. Je suis un peu désolé pour lui, avec tout le boulot qu’il a fait. J’aurai bien relevé le rythme pour le laisser rentrer rapidement.
Je demande à l’arbitre s’il est reparti, lorsque la moto nous passe, une nouvelle fois. Apparemment oui. On n’est plus que 3.

Je reprends ma course. Boire, manger, manger, boire. Rester au contact, pas trop prêt quand même… Attention aux virages, aux trous (il ne faut pas crever), aux gravillons…

Je fais un effort pour boire un peu plus, mouliner un peu plus vite. On rentre au bercail. Et le test va commencer bientôt.
Après certaines bosses, le vert se planque derrière moi. Et puis, éventuellement, il repasse devant.
Le rythme est moins soutenu maintenant. Ce qui me va bien.

A 10 mn du parc, notre blanc/bleu nous rejoint enfin. Il décide de rester au chaud derrière.
Les dernières minutes sont longues, j’ai hâte de descendre du vélo maintenant.

Blanc/Bleu & Vert s’incrustent avant le dernier virage pour optimiser leur transition.
Pas de problème. On déchausse, en continuant à pédaler.





Fred hurle toujours autant, avec tout le monde autour qui fait de même.
Top chrono. Je file dans le parc à vélo

VELO : 2h21 pour 81 km (34.4 km/h) à 131 puls/mn



Je le range, enlève le casque et m’assois. C’est le moment de mettre les manchons de compression (mollets) et les chaussettes.
Pied droit, ok.
Pied gauche, c’est la bataille, avec la puce de chronomètrage.
J’enfile les chaussures, la casquette, prends les 2 gels, et … je crois que c’est tout. Les Lunettes ! Pas hyper rapide, mais je voulais le faire correctement pour être bien à l’aise.



.Je sors du parc à vélo, devant les encouragements de la famille Dupont, toujours fidèle au poste.
Top Chrono.

Bilan de la situation, j’ai quelques gars en ligne de mire. Mes copains cyclistes ont encore une fois été plus efficaces que moi dans la transition. Ils doivent être loin devant.
Peu importe, maintenant, il s’agit de gérer l’effort. 2 tours de 11 km, avec une belle patate (montée) suivie d’un faux plat allant vers la forêt, sur le plateau. 1 ou 2 km dans la forêt, avant de redescendre pour longer la rivière, à l’ombre (c’est tout droit ou presque). On revient sur du bitume pour 1 km et on repart vers l’arrivée (chemin ombragé puis vers le plan d’eau). J’ai bien le schéma en tête.
Je contrôle le 1er tour, et tente d’accélérer ensuite.

Je trottine, en contrôlant les puls encore. 140 à 143 seraient bien au premier tour. J’en profite pour taper la causette avec les quelques personnes qui pique-niquent ou qui encouragent. Tout va bien.
J’ai un gars assez costaud à 50m devant. Je sais que je vais me le faire. Il parait que je suis encore dans le top 10. Mais je vais y aller progressivement.

En ligne droite, j’en vois 4 ou 5. On n’est finalement pas si loin les uns des autres.
Romain (c’est écrit sur ses fesses) me passe, comme une flèche. Je laisse (un peu obligé) filer. Cela renforce l’envie d’aller chercher le costaud, cf. il ne faut rien lâcher…

Au pied de la montée, j’ai repris la moitié de l’écart, et je suis toujours bien à l’aise, faisant coucou ou parlant aux volontaires. Les puls sont au trait.
La montée est raide, bien raide et ça tire bien plus que je ne le pensais (derrière les cuisses). Je m’étonne de cela, avec toute l’intensité que Paul m’a fait faire…
Ouf, c’est passé. Maintenant, le faux plat, je fais attention à rester raisonnable car une fois dans le rouge, on a tendance à vouloir y rester. Mais il reste 19 ou 20km… Ca calme.

Autant le faut plat ne gène pas, autant courir sur l’herbe assez haute parfois semble difficile, et épuisant. Je cherche donc la partie terre du chemin.
Le costaud est repris, je l’encourage et je file, au petit train…

J’attaque le premier gel, hmm, que ça fait du bien. Je sens que je vais carburer à ça. Une gorgée, et j’enchaine par de l’eau au ravito qui s’annonce. Un ½ verre d’eau à boire, en courant et un autre versé sur la nuque. C’est bon !

La remontée vers les bois se passe sans problème. Le chemin est un peu lourd, je jongle pour trouver le terrain le plus stable et le chemin le plus court…
Et toujours très à l’aise.

Au détour d’un virage, j’aperçois le bonhomme vert, le cycliste à la roue pleine. Relativement rapidement, je le rejoins. On parle de la transition (je le félicite pour sa rapidité). On reste un peu ensemble, et je prends le large. Et un de plus !

Ravito, et c’est déjà la grande descente pour amorcer le retour.
Le long de la rivière, on voit hyper loin et je repère le blanc/bleu, et devant lui le gars qui avait le casque IM. Nous re-voilà donc tous ensemble.
Je les vois, mais je ne gagne pas sur eux pour l’instant.

Patience, ce n’est pas encore le moment de se mettre dans le rouge. Je garde le rythme.

Au ravito suivant, ils prennent plus de temps (ils marchent) et j’arrive à revenir au contact, avec les 2 à la fois. On se parle un peu. Blanc/bleu demande où le vert ? Grillé, selon moi. Et je pense que le casque IM (de St Remy en fait) est limite. Il n’avait cesse de se retourner. En général, pas un très bon signe.

On poursuit sur le bitume, j’ai un peu de mal avec le changement de surface, et la descente. Mais cela revient ds l’ordre.
On retourne sur le chemin, blanc/bleu fait la remarque que l’on est tous les 3 d’Ile de France. Je trouve à ce moment là la remarque complètement inintéressante...

On prend des relais, en fonction de la fraicheur ou des virages. Sans faire particulièrement exprès, je les décroche dans la ligne droite (herbe = difficile) vers le plan d’eau. Je les entends discuter derrière, de moins en moins fort.
Bien, chacun sa vie. Et si je peux m’en débarrasser, tant mieux.

Arrivée au bord du plan d’eau : j’entends le speaker parler du 4eme, puis du 5eme. Je suis de l’autre coté du lac, à 1km peut être. J’espère que le voisin de parking va effectivement défaillir, ça en fera de plus à mettre derrière. En tout cas, je ne le vois, et me préparer, seul, au 2nd tour.

Passage devant le finish, frais comme une rose. Fred est là, à hurler & faire son reportage photo / vidéo.
J’en oublie de regarder le chrono, environ 47 mn, à la louche. Super. Je suis sur de bonnes bases pour faire moins de 1’40.

Ravito, je continue à inclure du coca dans le menu Hydratation… Un ½ verre de coca,

Et un ½ d’eau. Sauf que je me débrouille comme un chef, et le coca se retrouve en pleine figure. Je suis rincé au coca ! Je rince donc avec le verre d’eau. J’espère que personne n’a vu, ou moins qu’ils rigolent bien !

C’est reparti, et je double du monde.
C’est bien de passer ceux qui commencent leur premier tour, « ça donne des ailes ».
Mais du coup, je perds tout repère avec les leaders de la course. Dommage, mais sans gravité.

Débarrasser de mes acolytes cyclistes, je peux me concentrer sur le second tour. Je continue à dépasser du monde. J’encourage d’ailleurs une Lynette, c’est écrit sur son maillot ! Je la dépasse et elle m’encourage : Allez David ! T’es ds les 10.
Heu, y a pas mon nom sur le maillot !
« Et tu passeras le bonjour à Olivier »
La souris fait tourner la roue, et le temps que je percute que c’est une amie d’Olivier, qui s’occupe des cycles Peugeot, je suis déjà loin…

Retour sur le bitume, un peu moins à l’aise, pour affronter la cote, bien raide… Je croise Pierre, qui a l’air marqué. High 5 !
Je crains pour les ischios, cf. le premier tour. En fait, je passe la première, et monte au rythme, mais doucement.
Je double les marcheurs, qui s’écartent gentiment.
Arrivé en haut, je repars, passant encore du monde. Ca bouchonne presque.

Un gars me demande comment je suis sorti de l’eau, 1er ex aequo, comme l’an passé, oui, et mon temps en vélo, 2’20 approx, c’est moyen, non non, c’est super, bon ben bonne route. Merci toi aussi.
Pas la moindre idée de qui c’était…

Retour dans la forêt, le faux plat est dur, mais il me semble que je bouge toujours bien. On est dans le dur.
Je passe encore du monde, mais je commence à entendre un souffle derrière moi. Qui se rapproche. Certainement un avion, un vrai coureur.
Quelle surprise quand le bonhomme vert se retrouve à mon niveau… Et le coup au moral. Et il est frais comme un gardon apparemment. Je l’avais considéré comme « grillé »… Ca m’apprendra à manquer d’humilité.
Il passe, et maintenant, je n’ai plus qu’une chose à faire, serrer les dents et m’accrocher.

Heureusement, il ralenti au ravito, il en faudrait plus souvent ! J’en profite pour prendre du gel, encore et toujours.
Je tiens le coup, et on arrive ensemble à la grande descente. C’est parti à fond, on descend fort, doublant là où on peut… Virage serré, et je me raccroche.
L’homme vert mène le train… je m’accroche, et tiens bon pour l’instant.

Je me refais une santé quand on se fait rattraper… Avant de les avoir vu, je lance une blague « on se demandait où étaient les vrais coureurs »…
Encore une surprise, c’est le gars de St Remi ! Et un gars de Cesson Sevigné (Il a eu un problème en vélo, et n’a pu terminer… il fait quand mm la course à pieds, non classé).
L’animal (St Rémi boy) est revenu ! J’en ai assez des surprises !!

Ils nous passent. Que faire ?
Allez, pas d’hésitation, je me lance derrière. Ouch, ça fait mal.
C’est reparti pour un nouveau serrage de dents ! S’accrocher, ne rien lâcher.
Prendre du gel, de l’eau, du coca, s’accrocher… Voilà la nouvelle routine.
On arrive au château, le bitume, le rythme est soutenu. Je crois que l’homme vert a décroché. Inutile de se retourner, l’important est devant.
Je les marque à la culotte. On retourne sur le chemin. Derrière mes 2 gugusses, je ne vois pas bien où je mets les pieds. Je me décale. Et ça enquille toujours mais que c’est dur !

J’envisage de jeter l’éponge et reprendre à mon rythme. Je suis au charbon.
Vite, j’évacue cette pensée et reprends la traque. Je m’accroche.

J’ai l’impression qu’ils accélèrent encore.
S’accrocher.
Il reste 3 tronçons, sous bois, virage à gauche vers le plan d’eau et le ½ tour du plan d’eau. Rien que de penser à tout cela, cela me donne encore l’envie de lever le pied, car je suis au charbon. Depuis trop longtemps.
Allez, ouste, revenir sur le moment. Il faut que je reste au contact. Je n’ai pas fait tout cela pour bâcher si proche.
Au moins aller jusqu’à l’eau.

Alors que l’on termine le premier tronçon, St Remi boy relève.
Je comprends son jeu. Il veut se refaire avant le finish. Comme on dit en anglais, it’s only fair… C’est la moindre des choses…
Je prends donc le relai, il faut au moins que j’arrive à l’eau, ensuite je pourrai relâcher et terminer au train, peu importe.

Je serre encore les dents, en tentant de garder une technique correcte… Pas facile.
Ca suit, derrière. Peu importe, il faut aller au bout, arriver au bord du plan d’eau.

On double toujours du monde, ça ne rigole plus… plus de blague, plus de bavardage, allez, tenir.
On arrive au virage vers le plan d’eau. Cela me redonne un coup de boost.
Hors de question de relever maintenant.
On va y aller comme cela, jusqu’au bout. Il reste 1 km. Approx. Ca brule.

St Remi boy passe, comme prévu... Je m’accroche.

Il relance, je m’accroche. Il a l’air bien frais, je m’accroche quand même.
Je tente de me relâcher encore, dans sa foulée. Me refaire une santé car je vais tenter un assaut final. Oui, on va lâcher les chevaux.
Ils sont épuisés, depuis belle lurette, mais je vais tenter. Paul ne m’a pas fait bosser pour rien. Et un IM, ça ne se prépare pas dans la soie…
Il y a un faux plat à 200m du finish, je tente le coup de poker à ce moment, c’est décidé.
Encore 100 m avant « l’attaque »…
St Rémi boy est toujours devant, menant, à la corde.
La pente monte, je prends l’extérieur et me lance.
J’arrive à son niveau, je suis à bloc.

SURPRISE ! Voilà un nouveau gars, qui nous passe comme une balle. J’en ai marre des surprises !

Je continue dans ma lancée et tente d’accrocher cette fusée. Je le tiens 10m, 20m dans le faux plat et j’explose, car il est trop rapide.
Maintenant, il faut continuer pour ne pas laisser revenir St Remi boy. Je ne l’entends plus derrière. Mais je donne tout, tout ce qu’il reste, en tentant de rester en ligne.
Oh que c’est dur !
J’arrive sur le tapis du finish, je me retourne. St Rémi boy est loin. Ouf !!!!
J’y suis.

4h41 au chrono. Le speaker annonce « David… 10eme »…
On se congratule après l’arrivée, la fusée, St Rémi boy, le blanc/bleu qui n’était pas très loin et enfin le bonhomme vert… Quelle aventure.

39’30 en natation (3km) , soit 1’19 de moyenne, à 145 puls de moyenne. 1er ex aequo
2h21 en vélo (81km), soit 34,5km/h, à 131 puls de moyenne. 26eme temps
1h37 en course à pieds (22 km), soit 4’25/km, à 148 puls de moyenne. 23eme temps.

10eme au scratch et 2nd des vieux, ce à quoi Sandy m’a répondu : Quoi ? Un vieux t’a battu ! ; )

Sunday, May 20, 2012

49 days to go / D - 49 jours

Pendant que certains font leur 180km en 5hr, ou tapent des chronos solides en càp, d'autres construisent leur préparation la plus consistante jusqu'ici...
Pendant de période où j'ai fait explosé les compteurs horaires, mais de la continuité, en net progrès (courbe bleu ciel) vs. Frankfurt (magenta) (et donc Roth aussi - bleu marine).
Coté masse, après 1 mois un peu laxe, me revoilà sur la bonne pente. Je me donne 2 à 3 semaines pour passer sous les 70kg, et y rester stable jusqu'à la course.


Well, what do you know? While some are cruising through their 180km bike in 5hr, or dashing incredible running times in their recent races, some are being steady in their preparation.
And I'm quite content at this point. 
After the excellent winter + swim prep, the shift to triathlon training went smoothly this year. I'm significantly above Frankfurt preparation in weekly hours (light blue vs. pink).
On the weight side, it's still on the "heavy" side, but the trend is finally good. A couple more weeks, and I'll stabilize that hopefully below the 70kg (that's 154 lbs).

Now if we go a notch further in the "analysis", here is the weekly running mileage since Jan 1st. It's been consistent, with quality included (Thanks Paul!). The ramp up was good too. Until I had a little calf concern. So I've been monitoring it... And during this epic May (many long week-ends in France) all the physio guys are on vacation! pfff. Not a real concern yet.
Ci-dessus le kilomètrage de course à pieds depuis le début de l'année. En rouge, les puls moyennes. C'est toujours aussi bas en général: le moteur est au point. Il reste à en tirer le maximum, comme pour les 24hr du Mans. L'intensité y est (grâce à Paul qui me matraque de séries intenses) et le volume est correct. La pente (en augmentation) était bonne jusqu'à un petit pépin au mollet. Et bien sûr, c'est en mai que cela arrive. Avec les "viaducs" de jours fériés, impossible d'avoir un kiné pour résoudre cela rapidement.  Pour l'instant, ce n'est pas encore un problème majeur.

Coté 2 roues, c'est bien, mais qu'est-ce que c'est dur!!
Coté km, j'ai passé les 4000km depuis le début de l'année.  : )
Et l'intensité augmente, en mm temps que les distances. Et c'est bien l'intensité qui fait mal. "Ca pique", à chaque sortie, ou presque.
D'ailleurs, ça pique pour tous car on commence de plus en plus à vouloir sortir ensemble. En effet, toutes les séances clefs ont été faite en solo, ou presque. En groupe, ça passe mieux quand même.
A noter, mon passage, pour la toute première fois, à Longchamps. C'est quand même bien sympa, même si le site n'a rien d'excitant, trouver du monde qui pousse fort est super sympa.

The bike is good, but the bike is bad: it hurts. Many recent rides have been tough, tough for the legs (not so much the lungs or the heart), it's burning! Conditions however have been quite good for the most part.
I rode passed the 4000 km mark last week (since Jan 1st) which pretty good for me. I guess I should spend time with Alain to fine tune my riding skills (downhills & turns). I've been riding solo for the most part, it's also tough in the head.

But after Vendôme (almost half distance: 3 / 80 / 21) next week, I'm sure we'll find more time with the gang going to Frankfurt.
It's 7 weeks away, it will be 6 weeks away after that: close to panic mode!!  ; )

Vendôme la semaine prochaine. Dernière pierre à l'édifice, dernier test. Paul me demande me lacher dès  le vélo... "Va falloir puiser pour finir en course à pieds". 
Il restera alors 4 semaines (encore) dures, et enfin, 2 semaines de récupération... J'en rêve déjà!

Thursday, May 17, 2012

Triathlon Sprint du Roi – Versailles


750m swim – 0h10’13
T1 – 0h01’37
20 km Bike – 0h37’57
T2 – 0h01’12
Run 5 km – 0h19’58

Last year was a mess: I just resumed training, and didn’t bother swimming much: a nightmare in the water, almost lost a wheel twice and survived the run.
I am ready to improve that.
Solid winter, great ramp up, bike wheels tightened, a full training week (including the 4h15 ride from the day before).



SWIM - Long warm up: bike, run, arm moving in the water…

Always long to get everyone in the water, so everyone is pushing & elbowing to go the front. The fast swimmers from Versailles have a special cap, so I stick to one of them right in the middle of the front line: hoping to have a good start and follow some good feet… Well, actually, I’m now 2nd or 3rd row. Not an issue after a few strokes normally.

Off we go, start the watch and check, ok.
Kick hard, swim gentle: I don’t want to get all panicky, but I want to be up front to get free water and get moving. My swimming ain’t there yet (or rather ain’t back yet, after winter nationals in March), but should do better than last year.
But I’m quickly stopped in my thoughts by the little room I have to swim, and the pulling & pushing I have to go through. Boy it’s rough.
Well, after 50 or 100m, it seems to settle down. I try to calm down and bring both my stroke & breathing together. It’s still a mess, breathing every stroke almost.
Now people are catching me up, pulling the feet: irritation (I’m gonna change into Hulk, wanting to hurt them…)!

The first buoy is 250m or 300m away, that should allow us to spread out and clear it neatly.
NOT! Even though I’m taking it wide, people are closing in, and here we go again for a washing machine session. I breath in some water: not good, starting to choke, passing the turn, choking some more, have to flip to back stroke, can’t put my arms to the side it’s so tight in there. Back to freestyle, but that’s it, I’m done: I’m not doing another sprint triathlon, that’s for sure.
Totally out of breath, I go out of the crowd, going wide even it it’s longer. I don’t care, this is just too crazy.
Note that in the rumble, I managed to stop the stopwatch! I have no clue how that’s possible (considering how small & how hard you need to push on the button gives an idea of the rough love we were in for).

Second buoy, very wide, no one is further away than me. I don’t mind, at least I have space.

Back to the long stretch, going back, I swim at my pace, not making any effort on technique or breathing, I don’t care. This sucks.
I see a pink hat guy nearby, we roughly swim at the same speed. I fall into a tempo and put aside the early frustration. I have a ride & a run to complete and I better put my mind to it.

Last turn, wide again, I got less than 100 m to go. I try to put some legs now (kicking) to get ready to run to the bike.
The feedback is not good: my legs feel SO heavy, it’s not even funny.
What’s going on here? I try again, same heaviness.
Again, it’s starting to get better.

I reach the ramp, I go far into it in order to stand up quickly. Volunteers are there to help us emerge from the water and get moving: thanks. That’s a great help.

Stop watch! Huh? It’s off! (I didn’t notice it got stopped during the aquatic wrestling). ON, again.
Now it’s up hill towards the bike, parked almost at the very end of T1. But first, running in mud, barefoot, while unzipping the wetsuit, that’s fun!
Olivier & some friends are around cheering. Thanks.

I’m really fighting with the wrists where the wetsuit get stuck. It’s difficult to run with a straight jacket!
I finally reach the bike, being passed by other seals (guys in wetsuits) or soon to be bikers (athletes already with their bike running to T1 exit). The ankles come out ok, I put on the GPS (turned it on), the bib belt, helmet, and off I go. Not very fast overall, but that’s ok. Now I want to go for it on the bike: stick to the group I’ll be in (vs. last year very I was dropped a couples of times: technical reasons & lack of bike strength).
STOP WATCH, again (for T1 time).



BIKE - The line to climb on is a little bit further than last year (more running) and since it’s crowded to get on the it, I run even further… Then I jump on it and pedal with the feet on top of the shoes.

Up hill it goes, then I put 1 shoe on, up hill, keeping some speed, hard turn, second shoe, that one just won’t come on… ok, now, up hill, tighten both sides, ok.
I’m in a small group, 4 or 5 riders. I’m spinning hard to stay in the wheel. This is an all out effort, no thinking beside not letting the gap increase.
I reach the top of the hill with the pack, yeah!

But then I get dropped on the next turn and slight down hill. I’m not focused enough.
I make the effort to stick back as the guy in front of me also happens to be dropped.
Double effort, but I make it back.
In the pack, remain you must! That’s the moto.

We enter the track where we’ll do 2 loops, on bad surface, and with some technical turns.
When I’m close to the wheel ahead, the effort is almost bearable. Drop a couple meters and it’s intense.
I happen to turn quite well compare to my fellow riders. It’s good because I can remain in the 2nd or 3rd position.
We start taking turns, awesome. Everyone (almost) is doing it. Great. It’s fun.

Then, a guy from Poissy rushes by, flying in TT position. Some hesitate, I don’t. Time to jump on his wheel.
The gap in pace is severe. Most of the group made it, grinding teeth for the moment.
U turn, I’m grateful for the slow down: I can regain a few spot closer to the Poissy guy, and I can recover a little. This is intense.

After the turn, Poissy guy drops back down to TT position again, and we’re in the red again. He remains in the lead all the time. I don’t have the strength to support him. And the other guys seem to be less borderline than me.

U turn again, Poissy guy keeps a huge gear and gets dropped, I stick to the group leader – yeah. And flies Poissy guy again. Acceleration. Man, it’s tough.
He finally opens up, offering the guys to take turn… No one goes, even the strong ones. As a turn starts, I jump in and lead for 30 sec may be, before letting someone go.

Soon, Poissy guy realizes that he’s quite alone: the strong guys are whooshing out, hiding, and I can’t help him much. I don’t have the fire power.
We’re reaching a challenging section: big turns & ups (quite steep too) & downs.
I’m taking a little margin allowing a gap with the rider in front of me as I want to be able to navigate my way. It’s risky as I know the last hill/turn is very tough. Fortunately, I end up in the mix at the top of the hill, catch the first wheel that comes around, and we’re back in the game. I’m quite happy with that!

Everyone is tired as the pace has dropped. Drink, chewing a tablet, drink, we’re back in line and Poissy guy is charging again. Soon, we’re back for a second loop.
It’s getting both more fun & more tense. More fun because we’re lapping people, and passing always feels good. More tense as it’s sometimes quite tight when we need to pass. Moreover, Poissy guy is getting pissed at the lack of participation of the other guys (I keep going up front for a short time).

Turns, obstacles, I seem to manage it ok. I cheer Poissy guy because he’s a great help for me.
Then we come to the last big challenging area, turns & hills. We all make in a similar manner, except 2 guys who decide to make a break. Being right next to Poissy guy, I hear him cussing. Again some cheers, I want to help him chase the suckers down.
Want & can are 2 different things. Fortunately other guys charge forward as I’m no help for chasing! Soon enough we regroup and finish the bike together, refueling in the last minutes on the saddle.

Shoes off, dismount from the bike (preferably w/o crashing please), ok. Run with the bike, it’s fine => less difficult than after the swim. WATCH ON. No need to look, and too dangerous.
More friends cheering. I know Olivier is waiting at the beginning of the run course.

Put stuff away, running shoes on, hat, and go. I got passed as I’m not totally stressed here. STOP WATCH.



RUN - The first portion is quite slippery, I know. So I take it somewhat easy. Then it’s onto the loop course, with Olivier cheering.

I don’t feel bad, the pace seems reasonable. But I can’t say I feel good. Patience is the key.
2 guys passed me in the slippery portion. I try to stick to them, but they move away.

I make funny noise with my shoes (barefoot in the shoes). It amuses me. It’s funny until another noise starts. I look down… NO! A shoe lace is undone. (But I did double knots prior to the start!)
What do I do? I have no choice but to stop.
I “pull over”, redo the knot, and here I go.

I try to think that I already feel better, but not really. I feel stuck in 2nd gear (vs. 1st gear in previous races). Patience.

After ½ loop, I have a guy breathing on my neck. I give him a sign to let him go. But he remains in the back. Ok.
So I start joking “I think I’m being followed” I tell the spectators… And as we reach a climb I decide to push it since I do feel better now. Let’s see if he can follow.
I put the pressure and it sounds like he ain’t following anymore! Happy me.
The heart rate is rushing now so let’s keep it that way. I try to increase my lead of the “breather” in the downhill (painful).
I’m now gaining on one of two guys from the very beginning of the run.

More cheers from Olivier & friends, I try to smile.

I pass the guy and a couple others. It feels good.
I’m preparing for the climb again. May be I can get another guy.
I come closer at the top of the hill but the juice is out. I can:
a. go all out, and puke my guts out at the finish to try to nail him
b. keep pressure hoping for his late fatigue…
I whoosh out and keep the pressure w/o digging that deep / that long: option b.

Down hill, passing lapped people, the guy is not weakening. That’s fine. I’m just prepared to sprint if someone attempts to overcome me as I reach the final turn.
2 guys are stalled in the turn, almost walking. Fine by me. I pass them.
I do the by-principle finish sprint checking behind, and the guy ahead is too far.

Take the hat off for the finish, and WATCH OFF.

After a couple minutes, I’ve calmed down, almost recovered. I realize, seeing others, I don’t sweat that much and I’m not totally out of it. I guess training DOES help.

Someone tells the time, approx 1h11, which is more than what I wanted.
Terrible swimming & transitions, decent biking, and disappointing run (slower that during a recent Olympic distance one).
I guess the fully loaded week shows after all. I did the job (almost max effort), that was the purpose of the race. Lactate & speed work.

Now it’s off to the real preparation: half distance IM in 3 weeks & IM in 9…


Time to finish


With Chaba, whom did a better job on the swim...

Sunday, April 15, 2012

Triathlon Château Médoc (VF)

Mi avril, on part en vacance avec une escale obligatoire : rejoindre le triathlon organisé par Benjamin Sanson.

Après les Frances Natation (Masters) mi mars, le focus a basculé sur le vélo & la course à pieds, avec pas mal d’intensité selon les recommandations de Paul.
Un peu inquiet pour la natation (difficilement nagé 1 fois par semaine depuis un mois), pas vraiment costaud en vélo, heureusement que j’ai l’impression d’avoir retrouvé mes jambes de course à pieds.
Objectif, faire au moins 2’15, voire moins de 2’10 si tout va bien. Et surtout, j’aimerai casser les 40 mn en càp.

Après le duathlon de Sullivan (qui s’est bien passé), c’est à mon tour de me préparer. Le temps se couvre, on risque de se prendre une belle saucée.
Arrivée au parc à vélo, et voilà la nouveauté de l’année, pas le droit d’amener de sac à l’intérieur du parc. Au moins, s’il pleut, on aura TOUS nos chaussures rincées !
Bref, dépoilage en vrac, j’enfile la combi en vitesse, sous quelques gouttes. Et je tente de rassembler toutes les affaires avec le vélo. Et bien sûr, on ne saurait pas en France, si tout le monde ne pouvait s’empêcher de pourrir les pauvres arbitres qui ne font qu’appliquer un règlement pas très fûté…

On s’installe, j’arrive un peu à la bourre à cause de l’enfilage de combi et du coup, le premier parc à vélo (travée entre les vignes) est plein. Je m’installe dans la seconde travée et décide de mettre le vélo (il n’y a pas de N°) aussi loin que possible de la natation, aussi proche que possible de la sortie du parc.
Je mets le matos en place et cache les chaussures de càp sous un tapis pour les protéger des gouttes.
Ensuite, en route vers le départ.

Je mets les orteils ds l’eau pour « voir » les dégâts… J’ai pris le bonnet néoprène pour me protéger de la barre de froid au cerveau…
(Après la course, Benjamin nous avoue qu’il y a eu d’énormes grêlons hier. L’eau aurait perdu 3 degrés !)
Poupoule arrive, débrief de Ben, et BANG, c’est parti.

On a 2 tours à faire, avec une première bouée pas très loin, ça va bastonner.
Je me cale derrière Poupoule & le russe et quelques autres personnes.

Ca part vite et rapidement je prends les pieds des 2 pros. Je doute que je puisse les tenir et en effet, rapidement ils creusent un trou.
Et là, je sens que l’on me chatouille les pieds. Mais rapidement, on m’appuie dessus, on me coule les pieds… Alors attends, goutte à mes pieds : battements à donf.
Puis un autre bourrin vient se coller sur ma droite, il finit par me rentrer dedans. Le crétin, je reste en ligne vers la bouée, et finis par lui mettre des battements comme il les mérite.

Première bouée, encore un empafé qui tente de faire la corde, sachant que… je SUIS A LA CORDE. Bref, coup de latte et enfin grande ligne droite.
Je tente de calmer le jeu. Entre le sprint & le froid, j’ai la respiration un peu courte, pour le moins… Je respire en fait quasiment à chaque coup de bras !
Je laisse filer un 3eme bourrin (qui sait doubler sans mettre de coups). Puis je sens encore des chatouilles dans les pieds : attention ! Mais pas ce coup-ci. On ne me touchera plus les pieds à partir de ce point.
Je tente de poser la nage, et passer à 3 / 2 / 3 / 2 temps… Pas facile mais ça fait du bien. L’eau est froide au point je sens déjà l’absence de sensations sur l’avant bras / poignet / main. En particulier coté droit, bizarre.

Bouée, puis re bouée, ça roule toujours, en 4eme position. Ca n’a pas l’air bien loin derrière. Je retravaille la respiration. On longe maintenant la berge, en vue de l’australienne (sortie de l’eau, avant de replonger pour le second tour).

Bonne nouvelle, les bras ne sont pas chargés, je n’ai pas les abdos explosés non plus, c’est juste la respiration, quelque peu coupée par la fraicheur.

Sortie de l’eau, je prends appui avec la main pour me redresser – ho que c’est dur ! Je cours (ald de trottiner) derrière la barrière, j’entends Sullivan qui encourage (je n’arrive pas à les repérer parmi les spectateurs) et je replonge en faisant un plongeon digne d’un débutant (sans rentrer la tête, la peur du froid ?).

C’est reparti. J’ai regardé derrière, j’ai 20 m d’avance. Il faut que j’augmente cela.
Bouée, seul, ça passe beaucoup mieux en fait !

Longue ligne droite, je m’applique et me trouve à relancer, espérant – sait-on jamais – revenir sur le gars devant. Je pose tellement ma nage, que je ne regarde la bouée que les 10 mouvements. Ce qui m’amène parfois à dévier de la ligne droite…
Je tente de mouliner plus, cf. raccourcir la profondeur des mouvements. Mais avec le froid, je ne contrôle pas grand-chose. Je n’ai plus froid, ni le corps, ni la tête (la chaudière tourne plein pot), mais les avant-bras sont toujours aussi raides. On fait avec.

Bouée, relance, doublage du premier (enfin, le dernier) retardataire qui est encore, le pauvre, dans son premier tour, re-bouée, d’autres retardataires. Certains sont en brasse, mais il y a de l’espace le long de la berge.
Je mets de jambes pour re-activer la circulation et me préparer à filer dans le parc à vélo.

Sortie de l’eau tout aussi raide qu’au premier tour. Je regarde la montre, moins de 18mn – je doute qu’il y ait les 1500m…
Lunettes sur le front, j’enlève le haut de la combi en courant. A ma grande surprise, j’ai la patate pour courir. D’habitude, j’ai l’impression que le cœur va sortir de la poitrine et le gère molo. Mais pas aujourd’hui. En revanche, je ne sens pas, mais pas du tout les pieds. Je cours pieds nus dans la vigne pour rejoindre le Felt et n’ai aucune sensation sous les pieds.

J’arrive, je « pose » bonnets et lunettes (comprendre « jeter »), baisse la combi aux chevilles.
Pied droit : OK
Pied gauche (coté puce de chronométrage) : O…non… OK, plus dur
Je prends la ceinture avec le N° - j’ai la tête qui tourne complet. Ca va pas. Je me rapproche d’un piquet de vigne pour reprendre l’équilibre. Le caque, je le mets, en tentant de ne pas tourner de l’œil. J’oublie rien ? Je prends le vélo et je repars en courant encore vers la route. J’ai remarqué que je me suis fait doubler par un gars dans la transition. A travailler donc.

Et hop, enfin sur le bitume, enfin prêt à rouler.
Je monte sur le vélo un peu en vrac, laisse d’ailleurs le pied droit trainé sur la route. Je l’écorche complet, heureusement, ce n’est que l’ongle du gros orteil qui a été « affuté » : rien de grave.
Je pédale, et commence à enfiler les shoes. Ca rentre difficilement. Les gens encouragent, c’est sympa. Il y a quelques gouttes. J’aurais peut être dû mettre une veste longue ou un k-way. Vite, le chrono, j’ai oublié de le déclencher. Ca doit déjà faire une minute sur le vélo. Idem, j’allume & enfile le porte GPS (nouveauté pour cette course, merci Papa Noël).
Chaussures fermées, position aéro, c’est parti sur le petit plateau. C’est 2 aller-retour, 10 km contre le vent, demi-tour, 10 km avec. Le tout 2 fois donc.

Petit plateau, le temps de se mettre en température, malgré la grisaille et le léger vent de face. Passage en ville, dos d’âne un peu raides, les volontaires gèrent le peu de trafic, et c’est vers le bled suivant. Toujours 5eme à ce point. J’attends pour boire. Je n’ai que la gourde profilée (avec la paille, s’il vous plait) : juste ½ litre approx de boisson énergétique. Je me demande si je n’aurais pas dû prendre un gel…

Le revêtement de la route est bon, ou parfois un peu rugueux. C’est tout droit ou presque, avec à peine quelques faux plats. En anglais, on dit « pancake flat », ou plat comme une crêpe.

Un marquage au sol indique 5 km. A la montre, je suis à 7~8 mn. Si c’est correct, l’allure est bonne (40 km/h = 7 mn 30 au 5km). C’est là qu’un premier compagnon de jeu me passe.
Mal rasé, encore moins jeune que moi semble-t-il, il me passe. Je commente la température de l’eau. Il acquiesce et file.
Je reste dans ma course. On continue.

Quelques minutes plus tard, je me rends compte de 2 choses :
- je peux, et bascule enfin sur le grand plateau : j’ai retrouvé les jambes cyclistes
- mon compère ne m’a pas lâché, du tout. Il est juste devant.
Bien, très bien même. Du coup, j’ajuste pour rester à distance règlementaire (7m derrière sa roue). En fait, je rends compte qu’il mule (il bouge beaucoup sur son guidon) alors que je suis assez souple (j’abuse un peu).
Je constate aussi que même à cette distance, je ressens bien l’effet de draft. Je me retrouve à faire de la roue libre de temps en temps, pour ne pas revenir trop proche.

Il risque de gueuler si je reste là, mais tant que je reste à bonne distance, je suis réglo. On file ainsi pendant un moment. On passe dans la forêt, dans les champs. C’est toujours aussi peu vallonné… Les roues aéro font une belle musique.

Voilà un nouveau gars. Il passe. Je me tâte.
Allez, Paul a dit de faire de l’intensité, je m’y risque. Je descends un braquet, tourne les jambes plus vite, et double mon premier acolyte. Le gars devant emporte un gros braquet. Je reste au contact, toujours légal.
Je ne sais pas si l’autre a pris le train derrière. On verra cela au demi-tour, qui devrait arriver d’ici quelques minutes.

L’allure est soutenue, je fais attention de rester proche car on peut vite se faire décrocher. Ce n’est pas facile car il envoie fort le monsieur.

On arrive au rond-point de demi-tour, on le passe tout doucement. Et c’est reparti.
Je note que l’autre n’a pas pris le train. Je relance pour rester au contact. J’en bave, même à « l’abris ».

Finalement, avant le km 15 (autre marquage), je me suis fait distancer, et ai choisi de ne pas me battre pour rester dans sa roue. Dommage ? Peut-être, peut-être pas. Il reste encore 25km, et surtout 10km à pieds pendant lesquels j’ai une exigence pas facile, de faire moins de 4 mn/km. Alors gérons.
Le chrono semble indiquer que je suis toujours proche des 7mn30 / 5 mn, et donc proche des 40 km/h !!! Pour quelqu’un qui avait des doutes sur son vélo, c’est plutôt pas mal.
Il est vrai que le parcours est plat, et que maintenant, j’ai le vent dans le dos.

Les 5 derniers km de la boucle, le revêtement routièr est bon. Aussi, étant poussé un peu, les sensations sont excellentes. En plus, le soleil se dégage. Il fait chaud !
J’aurai presque dû mettre de l’écran !

Retour en ville, qui annonce la fin de la boucle. Les vignes, je vois les spectateurs, et le demi-tour. D’ailleurs, à chaque demi-tour, je croise Poupoule, qui reste bien au chaud, derrière le russe qui mène la course.
Nous y voilà, je vois les garçons. Le ½ tour se fait en plein milieu de la route, et elle est bien étroite ici. Bref, c’est un quasi arrêt. Ca encourage, merci, c’est sympa.
Et c’est reparti pour un tour.

Je regarde le chrono, 30mn et des brouettes. Je suis donc proche des 40 km/h !
Je commence à le sentir aussi. Et ça se voit, car je ne me fais pas doubler… La horde de cyclistes en chasse est importante, mais l’écart de rythme n’est pas si important que cela.

Je bois régulièrement. Je mouline et profite.
25 km, toujours sur le même rythme.
En revanche, je retombe sur le petit plateau sur le faux plat. Au premier tour, j’étais sur la plaque. Mais j’étais à l’abris, et surtout plus frais.
Bref, cela me montre bien que je gère raisonnablement. Il ne faut pas que je me brûle d’avantage, sans quoi c’est la course à pieds qui va devenir compliquée.

30km et le demi-tour (coucou Poupoule).
Ha… J’en ai un pas très loin derrière. Et mon premier copain de jeu n’est plus dans les parages.
Le chasseur finit par me passer à bonne allure : hors de question que je prenne sa roue. Vas-y mon gars !

35 km, ouf, le jus revient un peu. C’était dur de 25 à 30, mieux (merci le vent) de 30 à 35, et maintenant que l’on proche de la fin, avec le revêtement tout beau, ça revient.
Je mouline pour décharger un peu les jambes. Moins de 40mn, il falloir y aller un peu.

Demi-tour final, au pas encore. Je relance, détache les chaussures, les pieds sur les chaussures, juste à temps pour descendre, toujours un peu en vrac du vélo. Et c’est parti dans les vignes, avec le vélo. Top chrono.

Encore une fois, j’ai 0 sensation dans les pieds. Rien. Ils sont froids (pas de chaussettes) ou anesthésiés par le serrage des chaussures. Hop, je pose le vélo, attrape les chaussettes (d’habitude, sur un 10 km, je m’en passe. Mais je ne veux pas d’ampoule, alors je fais ma précieuse).

Je n’y arrive pas debout, je m’assois. Sullivan derrière me charrie. Je ne sais plus quoi, mais il sait me mettre du baume au cœur (le fils de son père). Guerlain encourage aussi. Je me fais doubler par un gars. C’est peut être ce que Sullivan me signalait.

Chaussures, argh, ok, gel, ok, lunettes & casquette, ok.
C’est parti et Chrono. 10 km en course à pieds. Sachant que je pense m’être plus donné que je ne l’avais planifié avant la course. Peu importe. Il faut gérer, et surtout positiver pour ne pas subir.

C’est bien engourdi tout cela ! Ravito : je prends 2 verres, c’est du Coca. Bon, ben, je bois du Coca alors…
Le gars du parc est 50 m devant. Je gère.
On court dans les vignes, dans les chemins. Le sol est dur, un peu de gravier. C’est bien indiqué (panneaux fluo régulièrement).

Je perds un peu sur mon prédécesseur. Je ne peux pas y faire grand-chose : c’est trop tôt, et je suis proche d’être déjà au taquet. Je vois même son prédécesseur, 100 plus loin encore.
Premier ravito, je prends un peu de gel, et y récupère de l’eau. Parfais. Le gars devant ne prend rien. Courageux… ou inconscient…
Ca fait 2 km approx. Ca va. Je gère encore.

La piste devient plus défoncée, avec des traces marquées de tracteurs, du sable, voire de la boue. Ce n’est pas grave (pareil pour tous), mais c’est plus dur.
Le gars s’éloigne tout doucement. Je me dis que c’est déjà bien si je reste 8eme. C’est ce que les garçons m’ont indiqué.
C’est pas bien de penser comme ça. Il faut que j’accroche.
Allez, je regarde le chrono, on doit proche de la mi-parcours. Déception ! 14mn seulement. Je viens juste de faire un tiers ! Petit coup au moral. Il faut que j’arrête de regarder.

Ravito : gel, puis eau, sans s’arrêter. C’était juste après une montée. Les jambes sont lourdes, surtout dans le gravier. On arrive à un Château (désolé, je n’ai pas relevé le nom). Et c’est reparti.

On arrive en forêt. Le chemin est meuble, très meuble par endroit. Allez, ça ira mieux quand j’aurai dépassé la moitié.
Le gars a filé, dans les bois, le parcours est sinueux et je le perds de vue.

Je me recentre sur la technique. Petites foulées, relâcher les épaules, et balancer les bras AV / AR, pas sur le coté. Et gérer les bosses, les flaques, les trous, les orties maintenant.

En sortant d’un virage, longue ligne droite, je revois mon prédécesseur. Il est accompagné : un gars devant craque. Yes ! On se calme, et on va le chercher.
Petit passage sur un pont en bois, re ligne droite. Il faut que j’aille le gratter. Qu’il est loin.

On sort des bois. J’y suis presque, je reviens sur lui sur la piste, en arrivant dans un autre château. Ca y est. Il se retourne juste quand je fais contact (pour moi, il est cuit). Je l’encourage et lui dit de mettre son N° devant, sinon il va se faire engueuler par les arbitres.
Ravito. Ils sont apparemment tous les 2 km approx. Gel, eau, je passe devant le gars. Cours du château, c’est du gravier – argh…
Sortie du château, un gars dit qq chose, oui oui… J’ai rien compris. Retour dans les vignes, et ça monte. Je sers les dents – je vais mettre une pile au gars qui suit.
J’attaque.
Ca gueule derrière. « Droite, à droite ».
Le crétin, je n’ai pas fait attention à la flèche et ai raté un virage. Demi-tour.
Je redescends et tourne en même temps que le gars que je viens de doubler. Bravo !
Piste, un peu sableuse, j’ouvre pour lui remettre un vent. Il ne faut pas qu’il pense qu’il puisse s’accrocher.

Retour dans les bois, je ne me retourne pas mais ne l’entends pas derrière. C’est bon signe.
Je croise un cycliste : 3km me dit-il. 3 km, ça fait 12mn si je suis au bon rythme. Impossible de savoir car il n’y a pas de marquage.

Sortie des bois, piste montante, avec soit gravier, soit sable. Je retrouve l’autre gars au loin. Allez, je monte plutôt bien d’habitude, et me dis qu’il doit être cuit (au moins autant que moi !).
Plus de contrôle, on lâche les chevaux. Bon, pour être franc, là, c’est plus un poney… âgé et fatigué à ce stade de la course.
Je reviens me semble-t-il (un peu). Il tourne et disparait au loin.
Je reste proche du rupteur. Combien reste-il ? Où est le ravito du 8km ? Et il est passé où le gars ?
Je tourne à mon tour. Il a disparu.
Ca y est, je le repère dans les vignes. Argh, il n’a rien perdu.
J’en peux plus.
La technique, oui, mais c’est dur avec les jambes TRES lourdes, l’impression d’être assis, et le terrain encore très meuble à cet endroit. Et le vent, le vent de face qui se lève.
Je repars dans l’autre sens (virage serré). J’en profite pour regarder, enfin, où sont les suivants. Loin, ils sont loin. Ouf.

Je relève la tête. Ca y est, je reconnais les lieux. On est de l’autre coté du point d’eau. Un virage et ce sera la dernière ligne droite.

Qu’il est loin ce virage. Il y a quelques spectateurs qui encouragent. Ca fait du bien, malgré le serrage de dents qui est obligatoire à ce point. Il faut accélérer, relancer, en remettre, se défoncer…

Virage, allez, à donf !
Je tente de nettoyer la barbe, généreusement décorée de bave et autre gel – ça doit beau à voir.
A bloc.
Je travers la route, il reste 100m.
Je vois les garçons qui crient, j’enlève casquette & lunettes pour le finish et tire la langue.
Finish…
Hooo, vite, le chrono. On dirait 2h00mn55. C’est possible ? Moins de 2hr1 ? Ce serait trop bien.
Vérification, oui, c’est bien ça.
Du coup, ça va beaucoup mieux. Et cette course à pied alors ? (les garçons viennent me féliciter : 7eme confirmé). Apparemment moins de 39mn. SUPER !

Ravito et étirements.

Ensuite, nous avons passé un peu de temps avec Benjamin et Stéphane (Poupoule). Ce dernier sera à Frankfurt…

Analyse des chronos & distances à venir.

Saturday, March 17, 2012

Masters Nationals - DAY 2



Après les 2 médailles, Mathieu ayant capturé le bronze sur 50 dos, nous avons célébré et pris une collation de récupération (une bière quoi).

Une petite nuit, et on attaque pour du court : 200 NL puis 100 dos l’après-midi.

By the end of Day 1, the SNV was 2 as Mathieu added bronze with the 50 backstroke. 2 medals, well, we can celebrate with a good beer… Or 2…
Rest and we’re off to Day 2: 200 freestyle in the morning (again) and 100 back in the afternoon.

200 free, hmm, try to get a medal like last year (2nd in 2’02), and why not the win even though there is a speedy guy, Florent entered in 1’59. I doubt that I can go faster than last year as I swam less & no speed work… But I’m ready to battle.
100 back. Lost it last year by 4 or 5/100th by messing up the last turn. “Just” want to win it this year. But I know Patrick will give a good fight to keep the title.

Objectifs
200 NL, pas facile à dire. Prendre une médaille comme l’an passé (2nd en 2’02), et pourquoi aller chercher l’or puisque Chalend (vainqueur l’an passé) est passé en catégorie supérieure. Mais il y a un Florent rapide : engagé sous les 2mn…
100 dos, là, on y va pour la gagne. Surtout que je me suis fais plumer par Patrick l’an passé de seulement 5 centièmes, suite à un mauvais virage. Comme Chalend me le rappelait à l’échauffement, « fais un bon 3eme virage ! ». Merci du conseil…

200 NL
Allez, on va tenter de prendre un aussi bon départ qu’hier, rester au contact, et relancer. La stratégie est simple.

The plan is simple : reproduce a good start like yesterday, keep in touch with the leader(s) and then push it… Simple.
And I start just right, up front. The lead isn’t as important, but it’s good. I settle into a good stroke, with right away strong kicking. Florent is right there. It looks like it’s gonna be a dual.
Le départ est bon, un peu d’avance, ce qui me permet de poser la nage, avec déjà pas mal de jambes… Ce n’est qu’un 200 ! Florent est sur le front & reprend l’écart rapide. Il semble que ce va être lui & moi…
50 m, je me colle à la ligne, proche de lui. Il faut que je reste au contact. Il vire bien, je n’arrive pas à le gratter dans les virages. 100m. Il faut y aller. Je relance après le virage. Je prends un peu d’avance, mais dès le virage suivant, Florent est de nouveau là.
After the 2nd turn, I stick to the lane line, trying to draft to remain in contact. Florent has efficient turns, I can’t gain on him.
100m, time to go.
I place my effort there as I assume he as more speed than I do. I gain a little. But by the next turn, Florent has made it back.

Fine, give some more! I reach 150 m, at 100% effort. Good turn, but I start feel the burn… Florent doesn’t, here he goes! Then my stroke starts to collapse and strangely enough it becomes very painful.
Stay focus, give it all.

Ok, je tente de remettre le couvert, mais aux 150m, la coupe est pleine. Malgré un bon virage, je sens les bras & les jambes se charger. Florent s’envole. Je n’arrive plus à bien nager et je ramasse, les bras & jambes crient, chargés de lactates… Je garde la tête, et tente de maintenir la nage, et de finir fort (2nd place à assurer).

Je touche, 2’01 et des brouettes. Florent a assuré : 1’59. Bravo !
2nd place et un meilleur chrono que l’an passé, pleinement satisfait.
I reach the wall (at last !), 2’01 while Florent broke 2 mn. Good job!
I take the silver, with a better time than last year. I’m happy with that.

Swim down, lunch, nap (sort of), and it’s 100 back…

Un peu de souple, déjeuner, sièste (ou presque) et c’est déjà le 100 dos.

Je décide de m’échauffer un peu plus longtemps que pour le 200 du matin, progressivement. Je me couvre, et monte en température…

I decide to warm up a little longer than for the 200 free. So I dress up warm, put the cap on the pressure cooker…

4 laps, that’s all. Go fast, and come back even faster.
Good start, I need a good start.
4 longueurs et ce sera terminé. Partir vite et revenir encore plus vite.
J’ai besoin d’un bon départ.

Le départ est correct, en revanche dans la coulée, je réalise que je n’ai pas fait beaucoup de coulées rapides… il ne faut pas que je dépasse les 15m (sinon c’est la disqualification). Je remonte donc un peu plus tôt que prévu. Je suis un poil devant me semble-t-il (en dos, on ne regarde pas directement, on se compare avec les éclaboussures, sauf aux virages où on peut mieux voir).

The start is ok, but I shorten the under water kick to avoid a DQ for emerging after the 15m. I haven’t done enough of those in training… I seem to emerge slightly ahead, hard to tell.
Good tempo, good turn and another good under water kick.
Patrick is there at the 50m mark. I turn, having all my legs available. It’s time to push. The kick is good and I increase the arm turn over.
Bonne cadence, bon virage and encore une bonne coulée.
Patrick ne lâche rien au 50m. Je vire, j’ai encore toutes mes jambes. C’est le moment d’y aller. La coulée est bonne, sans être trop longue. J’augmente la cadence de bras.

J’ai l’impression d’avoir pris l’avantage (pas vraiment en réalité). C’est le moment de faire un bon virage et bonne coulée. Coulée que je ne rallonge pas, car il faut relancer.

I feel like a made break (I didn’t in fact). It’s time to do a great turn / underwater kick. I don’t lengthen it as I need to keep the tempo up for the last 25m.

Arms, legs, I give it all. It’s all there, there is no muscle choking. The last 10 m are tough, but I won the race, I can “see” Patrick a little bit back.

Je jette tout dans le dernier 25m (moins la coulée). Ca répond bien, même si les 10 derniers mètres sont longs… La course est gagnée, je « vois » Patrick un peu en retrait.

Bonne arrivée, que dit le chrono ? (Ca hurle derrière la banderole SNV).
Moins de la minute ! Yes !

Good finish, good touch. Let me that clock now.
I broke the minute! Yes!
And the speaker announces that I broke the old guys National record (40-44 yr old)… That’s the cherry on the cake!
Actually, the real cherry on the cake were the splits. I even split it! 29’7 for the 1st 50m, 29’9 (yes, sub 30’) for the 2nd. That’s excellent racing for me.
Et l’annonceur parle d’un record de France. J’ai le sourire…
Comme ce n’était pas suffisant, la cerise sur le gateau, c’était le temps de passage. 29’7. Pas très rapide pour casser la minute. Et c’est donc un excellent 29’9 au 2nd 50m qui a fait le métier. Ca, pour moi, c’est une course bien nagée…
See lane 5, that's in between the yellow lines, closest to the camera.
http://www.facebook.com/video/video.php?v=403361373011446
Je suis à la 5, entre les 2 lignes jaunes, les plus proches de la caméra (d'Olivier: merci)

50 dos, au départ du relais.

Jamais su nager un 50, ça ne va commencer à la quarantaine…
Echauffement, habillé chaudement, tension du moment…

L’avantage des relais Maitres est que tu nages parfois contre des gars plus âgés… Bref, au départ du relais, c’est l’opportunité pour donner le relais avec une bonne avance.

4x50 medley mixed (2 girls / 2 guys), starting off in backstroke. No particular objective other than improve the time done in January: 28’99 and compare that with Patrick’s winning time yesterday (28’4).

Only 50, so gotta push the underwater kicking!
Start, dolphin kicking up to 13m approx, turn kickly, underwater kicking, sprint to the wall: 28’33

Seulement 2 longueurs, autant pousser les coulées au maximum légal...
Départ, coulée jusqu'à 13m approx, qq mouvements, virage, re-coulée de 12 à 13m et sprint d'arrivée.
28'33. Un excellent temps pour moi!

Masters Nationals - DAY 1


Arrivés la veille à Angers, nous avons profité du bassin et pris nos repères. Le gîte trouvé par Olivier est à 5 mn de la piscine et est idéal pour accueillir toute l'équipe.


Jeudi – Thursday
1500 Nage libre - Freestyle

Echauffement assez long car c'est le matin, c'est la première épreuve, et c'est du long. Le rasage aide à avoir de bonne sensation. Reste à faire le métier, avec une série dense : on sera 16 dans l'eau au lieu de 8 habituellement. Chacun son coté, on part avec 15à 20 sec d'intervalle. Et surtout, il y a Fred 2 lignes plus loin, à droite, et Olivier juste à ma gauche.

Mon objectif est chronométrique pour cette course, passer sous les 18 mn, soit faire moins d’1’12 par 100 m.
The objective is simple : go under 18mn or below 1’12 per 100 m.

I start off extremely well: I’m ½ body length ahead of everyone. Cool, I can cruise for a couple of 100s while they catch up. I keep good form, long push off the wall, and breath every 3. It’s perfect!

Après un surprenant départ (je m’étonne !), j’ai une ½ longueur d’avance sur mes compagnons de jeux. Parfait, je voulais justement partir tranquille, histoire de ne pas me griller d’entrer de jeux. 200 ou 300 plus loin, je suis à la hauteur des autres. J’ai pu poser ma nage : respiration 3 temps, bonne coulée après le virage…

Olivier arrive, prudent apparemment, il revient à mon niveau aux 400 m. Le gars à ma droite a pris une ½ longueur d’avance. Même pas inquiet.
On commence à relancer avec Olivier. C’est trop bon.

« Little » brother Olivier catches me by the 400m mark. The guy on my right took the lead, he has ½ body length on us. Patience…
We start getting serious now with Olivier.

Every lap, we keep the same tempo. 600 m, feeling good. Breathing 3/2/3/2… It’s still under control. 800m, same. Already half way, and I feel I still have a full tank (or close to it). Definitely NOT in the red zone yet. We even caught up with the leader on my right (actually, they are other guys ahead of us, including Fred, but I don’t see them).

Longueur après longueur, on garde la même allure, on nage ensemble. Aux 600m, tout va bien, je contrôle encore la respiration. 800m, pareil. On a passé la mi-course, et les piles sont encore bien chargées. En tout cas, je ne suis pas au charbon, loin de m’être brulé… Et nous sommes revenus sur le leader à ma droite (en fait, il y en a d’autres qui sont loin devant, mais je ne les vois pas).

Je regarde les panneaux que les juges arbitrent actualisent : ils indiquent le nombre de longueurs restantes. J’arrive encore à faire le calcul…27 longueurs, je viens de passer le 800. Vers le 1000, il me semble que je prends un peu à Olivier aux virages. Je temporise. Il faut qu’il relance. J’en ai encore sous le pied.

I check for the lap count, getting confuse time to time. But I can still manage to calculate… 800m, 1000m, now it seems that I’m gaining on Olivier at the turns. I wait. He has to open the throttle, less than 1/3 to go. And I have plenty of energy left.

1100m, Olivier seems stuck in his tempo. Ok, I’m off. I don’t use much kicking now, but press on. I quickly move on. I don’t see anyone else, I just do my race. 1200m, same thing, pushing a little more. Breathing every 2 strokes now.

1100m, Olivier semble coincer, je relance et fais ma course. Sans mettre les jambes, j’augmente l’intentisé progressive. Ca répond bien. Je ne sais pas où en sont les autres : je fais ma course. 1200m, même intensité, voire un peu plus. Je passe à 2 temps, j’approche du rouge.

Moins de 300m. Je sors les jambs! Je me sens bien, très bien. 200m, je fais l’effort de bien pousser loin aux coulées, garder une nage correcte. (Je passe Fred sans le voir). Plus que 100 : on sort le turbo. Je mets les gros battements! Je respire un peu en vrac, tous les temps parfois. Je ne sais où en sont les autres, je fais ma course : A FOND !

Less than 300 m to go. Small kick, I feel great. Let’s move. 200m to go, good push off the wall, keep in line, keep moving. (I passed Fred, he saw me, I didn’t).

100m to go: ALL OUT. Big kick, breathing sometimes every stroke, I try to keep good form. I don’t see anyone. Just all out now.
I touch the wall. The SNV team is cheering. I try to understand what’s the time (2 electronic boards as we had two starts).
17’34 it looks like! Whow!
1st? 1st!! Noway!

Second guy is also in 17’34… oops, he is only 5/100th of a second behind. I got lucky!!

Je touche le mur. La dream team de la SNV fait du bruit… Je tente de savoir quel est le temps: 2 tableaux d’affichage pour les 2 séries / departs.
Apparemment un surprenant 17’34 ! Super !
1er ? 1er !! Incroyable.

Heu, il semble que le second a également fait 17’34… Seulement 5/100 de second de plus. J’ai eu un bol pas possible.

Olivier fait son meilleur chrono, en 17’51. Il aurait dû être devant moi, il faudra voir ce qu’il s’est passé. Et Fred réalise également un excellent chrono en 17’39, malheureusement, au pied du podium.


Done for the day. I use a down time to go for an easy job, to sweat it off. 3 more days of racing...
Terminé pour aujourd'hui (pas de relais). J'en profite pour aller faire un petit footing, histoire de récupérer de l'effort. Il reste 3 jours de courses, intenses...